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 Récit d'ambiance

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mankizer
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MessageSujet: Récit d'ambiance   Ven 12 Avr - 3:08

Salut, voici un récit qui fera parti du codex Nécron alternatif que je suis en train d'écrire. D'autre suivront et certain se feront échos entre eux. Bonne lecture!

Les bottes du capitaine Vorsk foulèrent pour la première fois la poussière de RG17.5E8, monde mort parmi tant d’autre sans même un patronyme officiel, perdu dans la bordure trans-orientale de la galaxie. L’humeur de cet homme solide et sec était des plus noire, et la poussière constamment balayée par les vents mordants de cette planète n’améliorait rien à la chose. Leurs trois dernières escales s’étaient soldées par de nombreuses pertes en matériels et en vies humaines. Si la vie de contrebandier était emplie de dangers, les compensations qui allaient généralement de pairs avec les risques se faisaient décidemment trop rares ces temps-ci. Cette expédition lancée sur ce monde mort ne rapporterait pas grand-chose, mais ce serait de l’argent facile. Et les hommes avaient besoins de repos.

« Etablissez un périmètre et préparez l’équipe d’exploration ! apostropha le capitaine. Je veux un rapport complet avant la tombée de la nuit. »

Vorsk connaissait ses hommes, et leur moral n’était pas au beau fixe. Cette mission devait être bouclé rapidement et proprement pour que ceux-ci ne songent à aller s’échouer définitivement sur un astéroïde bordel, où l’alcool frelaté coulait à flot et où les coupes gorges et détrousseurs en tous genres pullulaient. Il passa la journée à compulser les rapports et relevées télémétriques de la planète. Une simple cargaison de métaux rares présents abondamment près du pôle suffirait à rentabiliser le voyage, mais le capitaine avait entendu des rumeurs d’archéoruines à demi enfoui dans les sables de ce système. Une telle trouvaille épongerait toutes leurs pertes et complèterait fort avantageusement le fond de retraite que Vorsk se constituait depuis quelques années.

Il reçut un signal prioritaire trois heures avant le coucher du soleil, signe que l’équipe avait découvert quelque chose qui requérait son attention. La voix de son second lieutenant jaillit du haut-parleur :

« Capitaine, nous nous situons à 78km au nord-est de votre position. On y a survolé une faille large d’une quinzaine de mètres et longue de 8km. Les lignes de champs électromagnétiques semblaient déformées dans son périmètre. On pensait y trouver des filons de métaux sous le sable et la poussière mais ça n’a rien donné. Alors qu’on s’apprêtait à partir, c’est là qu’on a vu dans un renfoncement une structure artificielle. Elbreth pense que c’est une sorte d’accès vers des installations souterraines. Je demande la permission d’aller inspecter les lieux.

- Accordée, mais faites vite. Les senseurs indiquent qu’une tempête se dirige vers vous. Recontactez-moi dans une heure. »

Le temps se dégrada plus vite que prévu. Les bourrasques atteignirent les deux cents cinquante kilomètres heures et charriaient par milliards des éclats de silices tranchants comme des rasoirs. Un message partiel arriva en provenance de l’équipe d’exploration avec une demi-heure de retard :
« …conditions trop mauvai…champs électromagn…intensifié…instruments hors serv…salles souterraines…artefacts inéress…passeront la nuit…avons trouvé…étrange…poursuivre…analyses…terminé… »

Le capitaine rumina ce dernier message. Ses hommes étaient en train de se morfondre dans leurs quartiers et lui-même se surpris à ouvrir une bouteille d’un tord boyau particulièrement relevé. Demain, il ferait transpirer son équipage sur le premier travail qui lui viendrait à l’esprit. Tout valait mieux que se ramollir en attendant que le sort vienne vous prendre. Pourvu que l’aéroglisseur d’exploration ne soit pas en trop mauvais état.

Aux premières lueurs de l’aube, Vorsk aboya ses ordres et prit la tête d’une expédition en direction de la structure repéré par son équipe. Celle-ci ne répondait plus, leur transmetteur avait été mis HS d’une manière ou d’une autre.

Ils longèrent la faille qui serpentait au milieu du paysage désert et arrivèrent en vue de l’aéroglisseur. Sa face exposée au vent était entièrement ensevelie sous les tonnes de sable charriées par le vent et présentait un certain nombre de dommages apparents. Le capitaine envoya son mécano et deux hommes supplémentaires remettre en état ce qui pouvait l’être. Avec ses cinq hommes restant, Vorsk se posa et descendit d’un pas prudent dans la faille en direction de ce qui semblait être l’entrée de la structure.

Il avait fallu un œil exercé pour discerner la façade sculpté de la faille, l’érosion avait effacé tous les détails ne laissant que les formes principales. Des colonnes et des silhouettes à l’allure humanoïde creusées à même la roche entouraient l’entrée de leurs présences massives. Une fraicheur surprenante émanait de la bouche de ténèbres, des relents de poussières d’un autre âge. Activant un brilleur, le capitaine s’engagea sous terre.

Après quelques dizaines de mètres, la pente cahoteuse laissa place à des marches irrégulières, taillée dans la pierre au sein de ce boyau étroit. La descente continua durant de longues minutes, et Vorsk estima que plusieurs centaines de mètres les séparaient de la surface. L’équipe avait certainement trouvé un espace pour établir un camp pour le matériel, des traces dans la poussière attestait que du matériel avait été transporté.

Finalement, ils débouchèrent dans une vaste salle. Le brilleur prit de la hauteur et calibra sa puissance pour en éclairer l’ensemble. Les proportions des lieux les laissèrent sans voix, une cathédrale impériale aurait pu tenir dans cet espace hémisphérique. Au centre se trouvait une étendu circulaire où la roche cédait place au sable gris de ce monde. Et juste derrière, dressé tel un autel, taillé dans une roche incrustée de pierres précieuses, une sculpture reflétait de ses milles facettes les éclats de lumières et inondait les alentours de lueurs émeraudes.

Fasciné au-delà de toute expression, le groupe s’avança tel un papillon vers la lumière, le sable crissant sous leurs bottes. Chacun se fendit de son commentaire. Vorsk héla son xéno-analyste :

« Henrich, dis-moi ce que tu en penses.

- Cet artefact est sans doute autant pratique que symbolique, voyez comment il capte chaque rayon de lumière. On dirait… une sorte d’idole, une représentation du soleil. Le pied rejoint le cercle central et les rayons partent de chaque côté. On voit qu’un demi-cercle surplombe le cercle central, comme… la représentation d’un concept supérieur, ou d’une divinité par exemple.

-Sa valeur, Heinrich ! précisa le capitaine.» Son subordonné se laissait souvent emporté par ses découvertes au point d’en oublier ses principes de contrebandier.

« Astronomique. Vous avez la taille de ces gemmes ? Sans compter le caractère sans doute sacrée de l’artefact. N’importe quel collectionneur en deviendrait fou. Je peux vous trouvez quelqu’un qui…

- Silence ! »

Le capitaine levait un poing fermé, les sens en alerte. Une sombre pensée perça dans son esprit, jusque là embrumé par l’émerveillement de la découverte. L’équipe d’exploration restait introuvable. D’un ordre silencieux, il exigea un scan topographique immédiat. « Chef ! C’est un puits de sable là-dessous. Attendez, il y du mouvement ! C’est à plusieurs cent… Bordel mais qu’est-ce que…»
En cela, tout était en mouvement. L’air semblait vibrer d’une lourde pulsation et la vision du groupe entier était comme déformée, et ondulait au grès d’un rythme étrange. Un sifflement aigu leur vrilla les tympans, les hommes se prirent la tête à deux mains et s’effondrèrent, criant leur douleur. Tous leurs sens étaient comme étirés dans leurs plus extrêmes limites. Ce fut le noir.

Vorsk fut tiré de l’inconscience par les signaux de plus en plus insistant du radar télémétrique. Encore sonné et nauséeux, il rendit le contenu de son précédent repas. Le sable frémissait. Il lâcha un cri lorsqu’il senti sa jambe agrippée et tirée en arrière. Heinrich, à moitié enfoncé dans le sable, le tenait de toutes ses forces. L’expression qui tirait ses traits était celle d’un homme ayant sombré dans la folie.
« Nous n’avons pas été jugé digne ! » le xéno-analyste avait puisé dans ces dernières forces pour prononcer ces mots. Le capitaine, horrifié, vit l’homme qui lui faisait face se tordre d’agonie, des plais sanglantes apparaissaient sur tout son corps où des créatures insectoïformes s’en échappaient. Sa tête parut enfler, puis explosa en libérant une nuée de créatures volantes qui se jeta sur tout ce qui était étranger à ce monde.

Vorsk n’avait pas attendu jusque là pour prendre la fuite avec trois de ses hommes encore en l’état. Il se loua des heures d’exercices qu’il s’imposait chaque jour en remontant le boyau et courant comme jamais. Un cri retentit derrière lui, sans doute un des ses gars qui s’était fait prendre, il ne gaspilla pas sa concentration pour jeter un coup d’œil. Après ce qui lui semblait une éternité de course folle, il déboucha à la surface, les poumons en feu. La vive lumière du soleil l’aveugla mais il ne ralenti même pas. Son second n’eu pas cette présence d’esprit et trébucha dans les gravats. A peine eut-il le temps de se relever que la nuée fondait sur lui, l’entraînant dans l’abîme.

D’un coup de levier rageur, le capitaine fit décoller son aéroglisseur dans un nuage de poussière. Seule sa nouvelle recrue avait survécue, en état de choc. Kurst, un jeune gars de dix-sept ans, prometteur, et trop jeune pour mourir se dit Vorsk. Il poussa le moteur dans ses retranchements et, décrochant sa radio, hurla à l’adresse de son vaisseau d’être prêt à décoller dès son arrivée. Il se rappela le mécano et son équipe, bon sang eux aussi avait disparu.

Arrivé mi-chemin, le capitaine s’autorisa un soupir. Il ne savait pas quels sombres secrets étaient dissimulés dans les entrailles de cette planète, et il ne voulait pas le savoir. J’en ai assez vu, se dit-il. Je vends le vaisseau et je pars m’installer dans une de ces lunes jardins où mon seul souci sera de savoir si ma bière est bien fraiche. Je me trouverai une pouliche, on aura un gamin, plusieurs et… tiens au fait le gamin. « Kurst, ça va ? On est presque arrivé. Kurst ! Qu’est-ce qu’il y a ? ».

Toute couleur avait déserté le visage du garçon qui fixait d’un œil fou le ciel à l’arrière. Retrouvant sa voix, il hurla : « Capitaine ! ». Celui-ci se retourna et fut pétrifié par ce qu’il vit. La nuée obscurcissait le ciel, un nuage de mort qui ne promettait que le néant et l’oubli sur ce monde tout aussi mort, et qui les rattrapait à vitesse terrifiante. La première pensée de Vorsk fut pour son équipage. Le vaisseau ! Il avait conduit ces horreurs jusqu’à sont vaisseau. Il hurla à plein poumon à travers sa boite com’ : « Décollez ! Décollez immédiatement c’est un ordre ! Si vous voulez avoir le moindre espoir de vivre, quittez cett… » Il se retrouva à tenir un émetteur dont le fil était sectionné. La nuée était déjà sur eux.
De près, Vorsk constata que ces créatures grouillantes étaient en réalité de minuscules machines de la taille et de la forme d’un scarabée, rongeant tout ce dont ils étaient en contact. Des milliers d’entre eux s’engouffrèrent dans les prises d’air du moteur, qui explosa dans une gerbe de flamme. Le glisseur s’écrasa cinq mètre plus bas sur un monticule de sable et de pierres.

Etendu sur le dos, souffrant de nombreuse fracture et d’un poumon perforé, le capitaine regardait une dernière fois le ciel de ce monde. Il y vit son vaisseau s’arrachant à la gravité, ainsi que le nuage de mort qui se lança à sa rencontre. L’allumage des moteurs ioniques forma une boule de feu céleste qui s’imprima sur la rétine du mourant. Puis les ténèbres le prirent.
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Farmace
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Ven 12 Avr - 4:58

Tout d'abord permet moi de te féliciter : tu as une belle plume, un style qui fonctionne, et les fautes de français sont peu nombreuses. Rien qui ne puisse se corriger en 10 minutes au total donc.

Le truc qui me gène un peu est le caractère même du scénario. Les nécrons sont certes mystérieux pour pratiquement toute la galaxie, mais le récit même ne transcrit guère d'impression de suspense ou de mystère. On suit le héros et son cheminement de pensée, ce qui est classique et efficace, à ceci près qu'il n'y a guère d'évènement "marquant" si j'ose dire ; des humains arrivent sur un monde, mais y a des nécrons, alors ils meurent mais certains s'enfuient, fin". Ce qu'il manque à mon sens, c'est la présence d'un truc extraordinaire, annonciateur de malheur, une espèce de mauvais présage. Par exemple, j'aurais rajouté (mais cela n'implique que moi bien sûr, car il s'agit avant tout de ton texte), une notion de malaise dès le début à l'arrivée sur la planète. Le héros qui fait des cauchemars, rêve d'un dieu étrange au sourire moqueur, il angoisse plusieurs jours, jours durant lesquels son équipe disparait très soudainement, que le suspense se pose. Quand il voit la statue il est d'abord frappé par son aspect précieux, mais alors qu'il détaille son visage il ressent à nouveau son malaise étrange, il n'arrive plus à se contrôler, devient nerveux, puis, au moment de sa mort, alors que le vaisseau s'enfuit, il croit entendre un rire d'outre tombe résonner dans son esprit. Tu vois le genre ? Ce n'est qu'un exemple bien sûr, mais là on aurait une notion qui ramène aux C'tan, au désespoir, ce genre de choses.

Voila, ce n'est que mon humble opinion, et je suis curieux de savoir ce que tu en penses. A bientôt !
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mankizer
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Sam 13 Avr - 0:37


Je comprends les commentaires, je dois dire que certains points que tu soulignes sont par choix et d'autres tout simplement par je n'ai pas encore une plume assez soignée.

Le sentiment de malaise, j'aurais voulu le développer au fur et à mesure mais tout ce que j'écrivais avait un côté "artificiel", avec un gros panneau "Regardez, là vous devez vous sentir mal".... Sleep

J'essaie également de prévoir des récits pas trop longs qui puissent s'intégrer harmonieusement au codex. Ensuite j'essaie d'éviter les trucs un poil trop clichés à mon goût, du genre le cauchemar ou le rire moqueur. J'avais eu quelques idées comme ça mais je trouve que, pour écrire des lieux communs qui rendent bien, faut être un minimum balèze (ce qui n'est pas encore mon cas, grmbl Mad )

Prochain récit dans quelques jours! aujourd'hui!


+ + + + + + + RAPPORT DE PATROUILLE – MENACE INCONNUE + + + + + + +
A Verser : Aux Archives Impériales CHT 28/4639
Aux Archives de l’Inquisition 4682 5/9346
Date d’entrée : 5230468.M38
Auteur : Capitaine Temiurn Autorisation : Inquisiteur Morion Arhtman
Lieu d’Envoi : Patrouilleur Vigila Falcon
Transmetteur : Astropathe-Prime Atius
Récepteur : Astropathe-Secundus Formio

Arrivé dans le système de Csör situé en bordure orientale, nos instruments détectèrent un rayonnement fantôme provenant de l’autre côté du soleil. Toutes les planètes présentes dans ce systèmes étant catégorisées Monde Mort, cette activité à donc immédiatement fait l’objet d’une enquête. Nous avons contourné l’astre suivant les trajectoires protocolaires d’approches standards et découvrîmes un champ de débris artificiels.

L’analyse des plus gros fragments permit de conclure que nous faisions face aux restes d’un vaisseau cargaison ayant subit des modifications non autorisées*. L’étude de mécanique statistique menée par nos spécialistes ne permit pas de déterminer l’origine de ces débris. Cependant, un évènement notable se produisit. Il devint évident que les débris diminuaient de volume. Ce que nous prenions initialement pour des recalibrages d’erreurs de la part de nos instruments de mesures fut vérifiés suivant trois protocoles indépendants. A la stupeur générale, au bout de plusieurs heures, la variation de volume était visible à l’œil nu.

En tant que capitaine, malgré le malaise suscité par ce phénomène inconnu, j’ordonnai l’envoi d’une sonde afin d’analyser ces débris et éventuellement d’en collecter un échantillon. Les premières transcriptions holographiques envoyées par la sonde dévoilèrent de la part de chaque fragment un aspect rongé. Nos spécialistes pensèrent tout d’abords à une exposition à un bombardement de particules massives hyper-véloces, mais cette hypothèse fut rejetée du fait de l’emplacement même des dommages. En effet, celle-ci impliquerait que les dommages observés sur les débris ne fussent présent que sur un seul de leurs côtés. Pourtant, les dégâts étaient répartis uniformément sur toute la surface des fragments observés.

Nous approchâmes avec prudence la sonde du plus petit débris repéré. Quelle ne fut pas notre surprise lorsque nous constatèrent que de minuscules créatures pullulaient à sa surface, rongeant le métal. Un balayage électronique nous montra une première image de leur structure corporelle. Nous avions à faire à de minuscule machine, d’une taille compris entre un à trente centimètres, structurellement semblable à des insectes.

Excité par cette découverte, le Technoprêtre présent au poste de commandement suggéra d’utiliser l’EMP de notre sonde pour désactiver les créatures présentes sur ce débris pour pouvoir les étudier sans risques. Je tiens à signaler que cette idée ne m’inspirait aucune confiance, mais sans réel argument à opposer, je donnai mon autorisation pour cette manœuvre.

Dès que nous utilisâmes notre EMP, les machines à portée cessèrent effectivement tout activité, mais ce que nous ne pouvions prévoir était la réaction du reste de l’essaim. Les détecteurs de mouvements de la sonde s’affolèrent tandis qu’un véritable nuage de ces créatures fondait sur notre appareil. Je vis la terreur s’inscrire sur le visage du Technoprêtre tandis qu’il percevait toutes les conséquences de son initiative. Notre salut vint du réflexe de nos artilleurs qui pilonnèrent le nuage de charges plasmiques et larguèrent nos HPM. Nous avons pris position en marge du système et attendons vos instructions. Terminé.

*Liste des modifications en Annexe 01.0

Pensée du jour : Que l’Empereur nous accorde la prudence, car elle est mère de sûreté.
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mankizer
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Sam 4 Mai - 0:05

Voici un nouveau récit , dans un période très peu traité dans l'univers de W40k. Je n'en suis pas totalement satisfait, il lui manque un quelque chose pour en faire un truc sympa. N'hésitez donc pas à critiquer.


Surgissant des nuages, une immense créature nimbée de flammes déploya ses ailes d’une envergure colossale, plongeant dans l’ombre le col des montagnes. Le rugissement du léviathan ébranla la terre jusqu’à l’horizon et ses puissants battements d’ailes créèrent une tempête propre à faire ployer les rares arbres de la région. Des torrents de feu jaillirent et illuminèrent un paysage à l’aube encore naissante.

Hurlant de terreur, Paillasse priait le Seigneur et tous les dieux païens qu’il connaissait, recroquevillé derrière le muret de pierre longeant l’ancienne route. Sa senestre serrait de toutes ses forces la croix qu’il portait autour du cou tandis qu’il frappait le sol de sa dextre, pris d’une hystérie irrépressible. « Le Jugement Dernier est arrivé, s’égosilla le paysan pour lui-même. L’Apocalypse est sur nous ! »

De son vol pesant, le béhémoth dépassa les montagnes et disparu de l’autre côté dans un grondement de fin du monde. Un lourd silence tomba sur le paysage. La respiration courte, le regard fou, le paysan gémissait de terreur. Au bout de ce qui lui sembla une éternité, il parvint péniblement à se relever, aspirant l’air à grandes goulées. Des sentiments contradictoires s’affrontaient en lui. Une terreur sans nom lui ordonnait de courir le plus loin d’ici jusqu’à s’effondrer de fatigue, mais une fascination plus forte encore le faisait rester.

Il se mit à bouillonner intérieurement. Cette créature était issue des mythes et des légendes. Sa vie n’avait jamais été que celle d’un misérable paysan, mais aujourd’hui il était quelqu’un de spécial. Aujourd’hui, il avait vu le Dragon.

De vives lumières jaillirent de l’autre côté du col, suivies d’un grondement de tonnerre. Sans se rendre compte de ce qu’il faisait, Paillasse se dirigea d’un pas d’automate vers la troué du col, toute proche. Il s’aplatit au sommet de la bute, tétanisé par un spectacle qu’aucun mortel n’aurait jamais du contempler. Quelque chose défiait le Dragon, là, au milieu du feu et des ténèbres. Une lumière si vive et si pure que le regard ne pouvait soutenir. L’ombre et la flamme se déchainèrent, le ciel rencontra la terre et le paysan sombra dans l’inconscience.

Des bergers le découvrirent bien des jours plus tard, en prise au délire et à une forte fièvre. Ils le portèrent jusque dans leur masure et l’allongèrent sur un lit de paille. Dans sa demi-conscience, Paillasse bredouillait des torrents de propos incohérents, de lumière et de morts, de nouveaux mondes lointains par delà les ténèbres du ciel nocturne, de squelettes en armures de métal fauchant les vivants par millions. Par moment, il se dressait subitement, hurlant que le Dragon de l’Apocalypse était descendu sur Terre et avait été vaincu par un ange, transpercé par la lance de celui-qui-est-semblable-à-Dieu.

Les bergers étaient persuadés d’avoir à faire à un saint homme, témoin d’un miracle de Dieu. Ils avaient vu les destructions cataclysmiques autour de la veille ville. Ils le nourrirent et le lavèrent du mieux qu’ils purent, ils firent venir des guérisseurs et des prêtres. Aucun ne put le libérer de son mal, mais tous furent saisis par les propos qu’ils entendirent. Il était certain que le fléau avait été repoussé, et qu’un ange vigilant veillait sur les hommes.

Note de l’Archéo-traducteur : Mais pour combien de temps encore ?


edit: à force de le relire, je le trouve de moins en moins bon scratch j'aime beaucoup l'idée, mais dans la manière d'écrire, j'ai l'impression que la sauce ne prends pas. Décourageant...je le reprendrais dans quelques jours.
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Raziel
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Mar 7 Mai - 19:25

Salut Mankizer !

Je vois que tu n'as pas encore reçu de retour sur ton dernier récit, aussi je viens de te donner mon avis. Première remarque, le chapeau introductif gâche un peu la neutralité de la lecture, car l'on cherche immédiatement à situer le récit dans le temps, insistant sur un aspect plutôt qu'embrassant l'ensemble du texte.

L'effet aurait pu être moins dérangeant si cet aspect recelait un intérêt particuliers, hélas il n'en est rien. Car si je devais rapidement résumer l'histoire, je dirais qu'il s'agit de la vision d'un vaisseau ou d'une créature mystique par un paysan, qui est retrouvé quelques jours plus tard par des bergers, complètement fou. Deux lignes pour tout un texte, et je ne pense pas avoir omis grand chose, c'est un peu triste.

Soyons juste, c'est un texte avant-tout descriptif et non narratif, aussi ne faut-il pas pointer du doigt le manque de péripéties. Car il ne se passe rien, hormis dans la tête de Paillasse dont les pensées et paroles ne sont guère détaillées. Tout ou presque repose donc sur une scène dépeinte avec un certain style, épuré et facile à lire.

Mais la description est une forme de texte périlleuse et exigeante : elle peut rapidement être lourde, confuse et vide d'intérêt. Décrire, c'est l'art de transmettre une image et des sensations, dans le tâtonnement des mots. Il faut, lorsque l'on décrit un paysage, donner en peu de mots au lecteur le moyen de se le représenter, à travers tous ses sens.

Tu réussis bien, le tableau est relativement clair et le phrasé accessible. Malheureusement, le tout ne mène strictement à rien, car il se cantonne à une description élémentaire et fonctionnelle. On sait à peu près à quoi ça ressemble, mais l'on ne voit pas l'intérêt de la chose.

Car la description ne doit pas être gratuite, il ne s'agit pas de meubler un espace pour créer une pause dans l'action. Si l'auteur veut faire une pause, il délaisse sa plume et va prendre une bière. Non, la description est là pour préparer à l'action, en installant un décor, ou encore pour traduire en image un état d'esprit par exemple.

Ainsi, là où tu dois insister, c'est sur le spectateur et témoin de l'action, le paysan Paillasse. Tout l'intérêt de la description repose dans son interprétation des évènements, les connexions culturelles et sociales qu'il va mettre en œuvre pour tenter de se rendre le spectacle intelligible. Il faut pour cela mettre l'accent sur ce qui colle et ne colle pas entre ce qu'il voit et ce avec quoi il fait la comparaison. Et ton travail est de mettre en mots le cheminement de sa pensée. Voici un petit exemple, pour t'aider à comprendre :

Le spectacle auquel assistait Paillasse était, tout à la fois, sidérant et effrayant. Car devant lui, crevant le rideau de pluie qui tombait sur la vallée, volait l'oiseau le plus monstrueux qu'il ait jamais vu. Mais ce n'était pas un oiseau, ça volait mais pas comme un merle ou un rapace des montagnes. C'était plus raide, oui plus raide, comme une sorte de grosse charrue qui roulerait sur le ciel comme sur un lac gelé, glissant plutôt que roulant.

C'était aussi nimbé de flammes, à la façon d'une torche jetée par-dessus un précipice, sauf que ça ne tombait pas. Ça se déplaçait dans un vrombissement de tonnerre, comme un animal marin. Plutôt une loutre ou une anguille électrique qu'un oiseau en fin de comptes, mais ce n'était pas encore tout à fait ça. Car la chose luisait d'un éclat argenté, comme une lame d'épée géante, qui n'aurait pour poignée qu'une trainé de feu.

Paillasse fit un pas en arrière à cette idée. Peut-être, oui peut-être était-ce l'épée de Dieu, jetée du Paradis pour poignarder la création et punir les pêcheurs ?


Bien, ce n'est pas un travail d'écriture digne de ce nom, mais je pense que cela suffit comme illustration. Comme tu peux le lire, l'interprétation des évènements évolue, Paillasse cherche un élément de comparaison, et de ce fait il y a une dynamique et une progression, même s'il s'agit d'une description.

Enfin, pour en revenir à la temporalité, peut-être devrais-tu justement forcer le trait. Car si le milieu social (la paysannerie) et la culture (religion monothéiste, chrétienne peut-être) sont bien évoqués, on ne sait pas trop s'il s'agit du XIIIe siècle, du XVIIIe ou du XXe, car ces deux points sont resté les même à travers le temps, ne différent que dans les outils employés (véhicules motorisés) et la place dans la société (culte national puis séparation de l'Église et de l'état dans le cas de la France). Pour un texte traitant d'une période peu explorée dans 40K, les marqueurs temporels sont finalement particulièrement peu nombreux.

L'idée est donc intéressante, la plume tout à fait plaisante et fluide, il ne reste finalement qu'à retravailler le contenu et la structure. Wink
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Mar 7 Mai - 23:35

Salut Raziel, d’abord je te remercie d'avoir pris le temps d'écrire cette critique très complète Smile

Tu mets le doigt sur plusieurs points qui en effet méritent des quelques ajustements: plus de précisions au niveau de la temporalité, plus se servir du personnage témoin etc. Juste deux trois précision au niveau de ce que je veux faire de ce récit. J'aimerais si possible ne pas dépasser une page word, donc viser quelque chose de finalement assez concis, et le but principal de ce récit est de donner un teaser du combat entre l'empereur et le dragon du vide qui eut lieu sur Terre au XIIème siècle qui est inspiré du mythe de St George.

En tout cas, je reprendrais tout ça quand j'aurais le temps de m'y replonger. J'ai encore un peu du mal à voir quelle orientation je souhaite donner à ce récit, disons que je vois la présence du paysan comme une excuse, un outil pour que naisse la légende de St George. Tes critiques m'aiderons à m'y retrouver, je n'en doute pas!
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Raziel
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Mer 8 Mai - 4:31

Je ne me suis permis cette critique qu'à cause de ton commentaire sur ton propre texte. Smile

Comme tu ne semblais pas satisfait et assez perplexe, j'ai pensé proposer mon aide afin que tu n'en vienne pas à renier ton travail suite à l'insatisfaction et l'apparent insuccès qui ont suivi sa publication.

Je ne me souvenais pas de ce combat de l'Empereur, c'est du fluff assez ancien effectivement. Dans ce cas, je te propose de questionner tes intentions : pourquoi faire un teaser de ce combat ?

Écrire un texte qui relate certains évènements mineurs, précédent un évènement majeur, est une pratique connue mais cela exige que ledit évènement majeur soit rapidement reconnaissable, grâce à l'évocation d'éléments précis. Par exemple, si je décris le périple d'un peuple de nomades sur une lande gelée, et que soudainement le convoi stoppe sa progression pour voir, de l'autre côté des collines, des appareils volants faire tomber un immense robot quadrupède, tu reconnais instantannément la bataille de Hoth de Star Wars : Empire Strikes Back.

Or tu précise dans le chapeau du texte que tu vas parler d'une période peu traitée de Warhammer 40,000. Il y a donc peu de chances que la majorité des lecteurs voit à quoi tu fais référence, et surtout avec si peu de détails. C'est pourquoi je m'interroge sur la pertinence de faire un teaser, il serait peut-être plus intéressant que tu proposes toi-même un récit de ce fameux combat méconnu des foules.

Et là tu peux commencer à réfléchir sur comment tu vas rendre ce récit innovant par rapport au texte original, quel point de vue est-ce que tu vas adopter. Sera-ce un souvenir ? Une vision du futur que les Shamans, s'apprêtant à mourir pour créer l'Empereur, auront de leur progéniture ? Prendras-tu la place de l'Empereur, du Dragon du Vide ? D'un observateur extérieur ?

Quant à la quantité, il faudra en ce cas bien structurer ton texte, car cela se verra tout de suite si la progression du récit n'est pas fluide, sur quelque chose d'aussi court. Mais le plus important, quel que soit le texte, c'est de savoir quel genre d'émotion tu veux communiquer, afin de travailler à obtenir l'effet voulu.

Je pense que tu as tout ce qu'il faut pour ça, aussi vais-je simplement attendre que tu publies. Mais si tu as besoin d'un avis sur quelque chose, n'hésite pas ! J'attends avec impatience le fruit de ton travail. Wink
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mankizer
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Sam 11 Mai - 0:40

La vache c'est qu'il a des bonnes idées le monsieur! Razz

"Il y a donc peu de chances que la majorité des lecteurs voit à quoi tu fais référence, et surtout avec si peu de détails"

Vrai, sauf que dans le codex que je suis en train d'écrire, lorsque que je ferais l'historique du Dragon, je préciserais cet événement. Ce qui fait que je préfère en faire un teaser plutôt que le narrer directement (puis honnêtement, je ne m'en sens pas tout à fait les épaules). Evidemment, j'ai tendance à me comprendre et à oublier de préciser ce genre de "détails" --.

Sinon, pour le reste, je suis totalement d'accords. Puis, à y réfléchir, je vais devoir passer sur un format de deux pages, je me sens trop limité sur une seule.

Quand au choix du point de vue, c'est vrai qu'y réfléchir un peu plus serait pas mal. J'aime bien croiser différent histoire, donc le coup du témoignage d'un paysant qui créer le mythe de St George me plait, mais j'ai du mal à bien me l'approprier. L'autre idée qui me tente bien, ce serait de visiter une bulle de rêve que le Dragon partage avec les gardiens humains de son tombeau sur Mars.

Pour ce que cela intéresse, je renvoi pour l'instant à cette page:
http://wh40k.lexicanum.com/wiki/Dragon_of_Mars#.UY4ruLWpp8E

A terme, tout cela sera reformulé et peut être étoffé (en français) dans le codex alternatif qui est en cours de réalisation.

En tout cas, merci pour tes commentaires Raziel, ils me sont vraiment utiles! Smile De plus, un joueur de Legacy of Khaine Kain ne peut être que de bon conseil
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Raziel
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Sam 11 Mai - 8:42

mankizer a écrit:
La vache c'est qu'il a des bonnes idées le monsieur! Razz
De plus, un joueur de Legacy of Khaine Kain ne peut être que de bon conseil

Ah ah, malheureusement non ! Laughing

Il suffit de lire les commentaires que j'ai postés sur "Le geste du soldat" de Fermace, je me suis complètement planté ! Mad

Ne te décourage pas en tous cas. Si ton idée est de traduire un évènement historique en mythe à travers le regard d'un gueux, alors maintiens-la et développe.
Par exemple, un paysan était relativement peu instruit des lettres (en fait, à l'époque ils étaient souvent analphabètes), donc si un mythe a découlé de lui, c'est qu'il y a eu transmission orale, jusqu'à un homme d'Église.

Raconter la vision au moment où elle a lieu n'est donc pas forcément le meilleur moment. Tu pourrais, par exemple, brosser un tableau de l'homme à la taverne, en train de parler, recevant l'aide des autres paysans pour essayer de décrire ce qu'il a vu. Et tu pourrais ensuite faire intervenir un curé, qui expliquerait qu'il s'agissait de St Georges.

Ne laisse pas tomber, cherche juste la meilleure façon de raconter ton histoire. Wink


Dernière édition par Raziel le Sam 11 Mai - 13:45, édité 1 fois
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Farmace
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Sam 11 Mai - 12:31

Présent ! Je viens tout juste de lire tes deux derniers textes mankizer, et voici mes impressions !

Concernant le premier, je reste satisfait de ma lecture. Pour un texte court, c'est tout à fait efficace. Allusion à nos chères nuées, à la mystérieuse et dangereuse technologie nécron, tout est en place. Sauf une conclusion. Car si le texte se termine par "sommes en positions et attendons vos ordres" il manque l'allusion finale que quelque chose va se passer (ou bien s'est passée). Par exemple, je rajouterais bien un "dernière réception reçue du vaisseau machin truc avant sa disparition inexpliquée". Tu vois l'idée.

Un petit détail aussi : j'ai remarqué une petite erreur récurrente alors je me permet de te la signaler. On dit "avoir affaire à quelqu'un" (ou quelque chose). Car "à faire" n'a pas du tout le même sens. Cela s'emploie quand on dit "j'ai à faire" mais dans ce cas là cela signifie "j'ai des choses à faire". Fin de la parenthèse ^^

En ce qui concerne le texte sur le Dragon, je trouve l'idée de base excellente, mais il me faut l'avouer, je ne suis pas non plus transcendé par le texte. J'appuie d'ailleurs les propos de Raziel sur pratiquement tout. Là où je vais ajouter mon grain de sel, c'est sur les points suivants :

- L'Empereur dispose d'un immense potentiel psychique, or les C'tan ne sont pas sensibles à cela, étant fermement fermés au warp, il faudrait trouver un moyen bref mais cohérent de raconter la bataille.
- Si puissant soit-il, j'imagine mal l'Empereur vaincre un dieu (surtout avec le point précédemment évoqué), aussi, je pense qu'il ne serait pas inutile d'apporter la précision que le Dragon était affaibli. On peut pour ça trouver des dizaines d'explications : une attaque eldare antique le laissant amoindrit, le Grand Sommeil l'ayant laissé affamé à l'échelle de millénaires... Les idées ne manqueront sans doute pas.
-Comme l'a très justement souligné Raziel, le contexte est vital si l'on veut donner une bonne impression. Aussi, je pense que le coup du point de vue extérieur est une idée tout à fait pertinente ; cependant, il reste essentiel de l'adapter de façon à ce qu'il soit cohérent avec l'époque donnée tout en étant reliable (je sais, ce mot n'existe pas et c'est un néologisme angliciste, mais je n'y peux rien, je l'aime bien) avec l'univers de 40k.

En me basant sur nos connaissances communes de l'évènement et de l'univers, je pense que les données suivantes sont incontournables pour avoir une bonne approche du sujet (pourquoi j'ai pas continué la fac après ma licence moi...).

1) si tu désires décrire l'affrontement lui-même, nous allons nous heurter au fait suivant : la présence d'un C'tan, a, dans les textes, toujours suscité chez les humains de la folie, des désires de suicide, d'automutilation, et autres joyeusetés. De plus, l'Empereur a un rayonnement psychique tellement monumental que même des spaces marines n'arrivent pas à le voir (ils voient un halo lumineux aveuglant). Du coup pour l'observateur extérieur regardant ces deux êtres titanesques en même temps, le tout dans quelque chose d'aussi rapide, brutal, et potentiellement confus qu'un combat, on va avoir du mal à décrire la chose. La solution serait de faire parler une personne rendue folle par ce qu'elle a vu, témoignant par exemple, auprès d'un membre du clergé l'interrogeant, des propos parfois lucides et parfois incohérents, donnant des indices ou faisant allusion aux nécrons.

2) Le coup du point de vue interne me parait extrêmement compliqué. En fervent lecteur de l'Hérésie d'Horus, je peux te dire que l'Empereur s'exprime parfois directement, mais c'est toujours très rare, et au moins aussi mystérieux. Nous mettre dans sa tête lors d'un affrontement avec un C'tan c'est un paris risqué, surtout en si peu de lignes.

3) Difficile de se mettre dans la tête du C'tan lui-même. Du Dragon, seules des bribes furent révélées, et jamais il n'a été directement intervenant dans un quelconque texte. Cela revient donc à lui imaginer une personnalité, la façon dont il perçoit le monde humain, sa colère et ses désirs... Cela me parait plus hasardeux encore que de tenter le coup avec l'Empereur.

4) Reste le point de vue d'un simple narrateur, qui n'est personne en tant que tel, c'est à dire décrire le combat tout simplement, mais cela consiste à enlever la notion de contexte médiéval, ou du moins enlever le point de vue original d'un habitant de cette époque, et c'est dommage. En plus à mon sens, ça enlève une grande part de mystère.

5)Nous utilisons une analogie religieuse ici, il ne doit donc pas être trop difficile d'imaginer un contexte. Un tableau dépeignant la scène, des théologiens lisant un texte antique, ou, pourquoi pas, un être mystérieux, aidant à créer la scène à qui l'on donne corps, dans le but d'aider à la création d'un mythe légendaire impérial futur, qui sait ?

De ces faits, je déduis plusieurs choses et, si tu le veux bien, je vais te donner mon idée sur la façon dont j'écrirais la chose. Note qu'il s'agit d'une espèce d'exemple grandeur nature purement personnel. Je n'ai pas dans l'idée de te remplacer ou de te voler la vedette. Wink

Un peu comme le texte où le techno-adepte vient interroger un homme s'étant aventuré dans le labyrinthe de Vaul dans le premier codex, j'imaginerais bien un prêtre, dans un hospice civil glauque de l'époque ou la cellule d'isolement d'un monastère, venant interroger un homme dont on ignore s'il est fou ou touché par une forme de grâce. Ce serait un bon moyen de lui faire parler du combat et de ses deux protagonistes, de glisser des allusions au fluff futuriste tant du point de vue impérial que nécron. Tu vois l'idée ?

Bon je t'ai pondu un roman déjà, mais tu as abordé un sujet énorme, alors mes impressions le sont elles aussi ^^ En espérant qu'elles t'apportent aide et inspiration. A bientôt sur le fofo !


Dernière édition par Farmace le Dim 12 Mai - 12:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Récit d'ambiance   Dim 12 Mai - 4:18

Yep! Je note, je note. Tout ça commence à faire (et pas "affaire" pour une fois, merci Farmace) un paquet de truc pour m'aider. Honnêtement, je sens que je vais avoir un peu de mal à finaliser ce récit, ayant des semaines vraiment chargées en ce moment. Je m'y replongerais dès que j'aurais l'occasion de bien "laisser infuser" toutes les idées. Merci pour le soutient, ça motive!!
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Récit d'ambiance
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