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 Chienne de Garde

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Farmace
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MessageSujet: Chienne de Garde   Sam 26 Oct - 13:01

Salut tout le monde.
J'ai récemment entre deux CV trouvé le temps d'écrire une petite nouvelle prenant place dans l'univers de Kings of War et j'ai l'envie de la partager avec vous donc voici. Si vous avez besoin d'une précision ou mise en contexte n'hésitez pas à demander et surtout commentez, vos avis m'aident toujours quels qu'ils puissent être.

Chienne de garde

Sœur Irraelle avançait dans les couloirs du temple, les murs froids de pierre brute n’étant éclairés que par la petite chandelle à la lueur orangée si discrète. Dans sa sobre robe de none aux couleurs depuis longtemps passées, elle prenait garde à ne pas faire de bruit, avançant pieds nus, le visage bas, dissimulé sous son capuchon.
Au sein du temple, Irraelle n’avait jamais rien fait pour se démarquer des autres. Elle suivait rigoureusement les enseignements et préceptes de l’Ordre du Lys d’Argent, avec une dévotion sincère, proche de l’abandon, soucieuse de ne pas se faire remarquer, car cela aurait pu faire dériver son âme vers un sombre péché d’orgueil. Prière, corvées du quotidien, dressage des bêtes… et le combat. Toutes, sans exception, apprenaient dès leur arrivée au temple à manier le fléau d’arme avec expertise, et fanatisme. Arrivée à l’âge de douze ans, comme chacune des sœurs présentes ici, lorsqu’on lui avait laissé le choix entre le mariage et le droit de prendre une arme au nom du duché, elle n’avait guère hésité. Elle avait assez observé sa mère pour savoir quelle vie l’aurait attendu en tant que simple paysanne ; et les Lumineux avaient besoin de toutes les bonnes volontés pour mener leurs divins desseins à bien.
En quatre années, elle était devenue une none exemplaire, et avait fait la preuve de l’efficacité de son apprentissage. Quelques semaines à peine auparavant, Irraelle avait fait partie de l’ost envoyé par le temple pour participer à une opération de défense de la frontière maritime orientale. Cet entrainement en situation réelle était censé servir d’expérience aux recrues encore jeunes, mais la jeune fille n’avait jamais imaginé qu’elle devrait vraiment se battre.
Le duc en personne était venu faire une inspection, et Irraelle en avait été profondément troublée. Son visage défiguré par cet œil blanc vitreux dont il avait perdu l’usage des années auparavant lui avait donné la chair de poule. Sur son puissant palefroi de guerre, tout paré de cette armure hors de prix qu’il portait avec une aisance irréelle, il leur avait fait un discours superbe. Les jeunes guerrières du temple avaient été comparées aux roses de la citadelle de Belkern, magnifiques de pureté et protégeant les murs consacrés de leurs épines acérées. Chacune d’entre elle avait senti en ce jour que leur foi était au service d’un homme juste et bon. Un véritable défenseur de la cause des Lumineux.
Puis le cataclysme avait eu lieu.
Autour du petit poste avancé s’était massé un ost funèbre, qui avait jailli des flots jouxtant sa paroi de granit. Des squelettes, cadavres de noyés sans doute, envoyés par les sbires des sombres maîtres d’Ophidia, avaient commencé à émerger de l’eau salée pour commencer à escalader la falaise. Ils avaient sans doute mis des mois à faire cette traversée sous-marine, marchant au fond de l’eau depuis les noirs rivages de la cité des damnés, afin d’éviter les navires de patrouille qui sillonnaient la mer afin de prévenir leurs tentatives d’incursion. Le duc avait alors adopté un tempérament de général, hurlant immédiatement ses ordres sans laisser la moindre place à la contestation. Il avait été le premier à tirer l’épée hors du fourreau, et lorsque les créatures honnies étaient arrivées au niveau du mur, il était resté près des troupes, dispersant sa garde de paladins afin que les révérés et saints soldats s’assurent que la ligne ne faiblissait nulle part.
La toute jeune sœur qu’était Irraelle à l’époque s’était tenue sur le mur à son côté, inspirée par sa présence et sa haine affichée des morts-vivants qui revenaient toujours plus nombreux. Elle avait connu ce jour-là la terreur d’une rencontre avec l’innommable, la rage de vaincre, à la fois pour sa survie et pour ceux qui l’entouraient, la dévotion absolue que l’on peut ressentir envers un simple mortel, et la joie de surmonter sa peur grâce à sa discipline, son entrainement, et sa foi. Elle se rappelait de la scène comme si celle-ci s’était passée une heure à peine auparavant. Le duc Sactériel avait renvoyé à leurs maîtres deux infectes créatures faites d’os partiellement rongés par les requins, d’un seul revers de lame. Mais ce faisant il s’était avancé trop près de la muraille, là où les aberrations de la non-vie étaient parvenues à prendre pied. Un instant seulement il s’était retrouvé encerclé. Cela avait suffi.
Plusieurs coups avaient heurtés son armure et glissés sans conséquence, mais l’un des squelettes avait trouvé une faille à exploiter, sous le gorgerin qui s’était déplacé à cause de multiples chocs. Irraelle avait pu voir se dessiner sous ses yeux l’angle qu’allait prendre la lame rouillée dans la main osseuse encore ornée de lambeaux de chairs pourrissantes. Elle s’était alors élancée, comme une furie, frappant l’abjecte abomination de son poing nu avant de le repousser violemment d’un terrible coup de fléau qui l’avait fait voler par-dessus la modeste rambarde de pierre. Hurlant des prières, elle avait combattu avec rage et passion, broyant les os déjà décalcifiés de ses ennemis comme si affronter de pareilles horreurs avait constitué son quotidien.
Puis le flot s’était tari.
De moins en moins nombreux à émerger de l’eau, ils avaient fini par tous rencontrer le courroux de Basilea, les cris de guerre laissant place au chant des mouettes. Irraelle avait reçu de multiples blessures superficielles, mais elle avait survécu. Son duc l’avait aidé à se relever, faisant fi de leur différence de statut social, car en cet instant, ils n’avaient été que des combattants, œuvrant pour le même idéal et le même désir de survie. Puis en un instant, le duc au regard froid et à moitié mort avait refait surface, la toisant de son œil vitreux d’un air sévère, lui demandant son nom. Elle avait répondu en s’inclinant malgré l’épuisement et la douleur. Il lui avait dit qu’il saurait s’en souvenir et était parti rassembler sa garde personnelle, donnant déjà de nouveaux ordres aux officiers qu’il pouvait trouver.
Elle l’avait regardé disparaître derrière les murs de l’infirmerie alors qu’il raccompagnait l’un de ses hommes blessé vers son lieu de convalescence. Cela avait été son ultime vision du duc borgne.
Ainsi, au temple, elle avait reçu un regain d’attention absolument officieux de la part de ses sœurs, ainsi que de ses supérieures. Son entrainement avait été durci pour mettre ses capacités encore plus à l’épreuve, car elle était considérée comme prometteuse malgré son jeune âge. Et ainsi avait-elle eu bien moins d’opportunités d’entretenir son monstrueux secret. Car Irraelle avait trahi nombre de ses vœux, bien des mois avant que cette bataille n’ait lieu.
Tête basse, honteuse, dissimulée sans réellement se cacher, elle se rendait vers le lieu de son péché, versant des larmes de contritions en silence, et s’assurant que sa chevelure rousse chatoyante ne quittait pas le carcan de son capuchon. La bougie était son alibi : si elle était surprise hors de son dortoir, elle pourrait arguer avoir eu besoin de se rendre aux commodités. Sans lumière avec elle, Irraelle aurait définitivement donné l’impression qu’elle se faufilait comme une voleuse vers un but aussi mystérieux que répréhensible, ce qui au final, était la vérité. Tu ne mérites pas de marcher dans la lumière, pécheresse ! s’admonesta-t-elle, ce qui ne l’empêcha pas de continuer à avancer.
Puis elle se retrouva devant la porte, ultime barrière avant le renouvellement de sa promesse de damnation. Sa robe bleue et noire, symbole de son ordre, de son duc, de son allégeance, lui donnait l’impression d’être un démon vêtu de l’habit d’un saint. Puis elle se força à relever la tête, et toqua trois coups à intervalle régulier, comme cela était convenu. Tout doucement, la porte s’ouvrit sans un grincement, et le cœur de la jeune none s’accéléra bien malgré elle, lorsqu’elle entendit le salvateur « Entre mon amour. »

Elle se réveilla, bien des heures plus tard, coupable, et honteusement satisfaite. Avec précaution, elle commença à se rhabiller tentant de ne pas faire de bruit. Elle voulait regagner son dortoir avant que le jour ne se lève. Réarrangeant ses cheveux, elle se demanda si elle dégageait une quelconque odeur de sueur, qui aurait pu s’avérer suspecte au vu de la saison hivernale. Elle décida que non, et que cela n’importait guère, car les ablutions avaient de toutes façons lieu le matin. Une fois prête, elle se retourna, et contempla le visage de son péché. Cassandre était magnifique.
Endormie, encore nue, elle avait le visage souriant qu’elle affichait sans cesse, à l’exception des instants où elle combattait. Irraelle était partagée à chaque fois que leur péché prenait fin. Comment cela pouvait-il être une erreur de la nature et une abomination aux yeux des Lumineux, de céder à tant de beauté ? Elle l’ignorait, mais elle savait qu’elle avait tort. S’abandonner au péché de chair était un serment brisé pour une none. Avec une autre femme, c’était incarner le blasphème. Chaque soir où elles se retrouvaient, elle était morte de peur, et pourtant impatiente. Soupirant sur sa faiblesse, elle lui secoua légèrement le bras, la réveillant doucement.
Lorsqu’elle ouvrit ses immenses yeux bleus qui contrastaient avec le noir corbeau de ses cheveux, Irraelle se sentit faiblir, mais elle tint bon et se leva voulant partir sans un mot. Cassandre attrapa sa manche.
- Tu pars déjà ?
- Le jour se lèvera d’ici peu, tu devrais faire de même et regagner ton propre dortoir. Sœur Céleste…
- Doit ronfler comme à son habitude, malgré les litres d’infusion qu’elle ingurgite chaque soir. Tu t’inquiètes trop mon ange.
- Et toi pas assez. Ce que nous faisons est grave. Nous sommes des monstruosités, essaye  au moins de le réaliser.
- Tu ne trouvais pas ça « monstrueux » tout à l’heure, répondit-elle en souriant. Tu trouvais même ça divin si je me réfère à tes « Par les Dieux ! »
- Ne te moques pas de moi ! Les écris sont clairs ; ce que nous faisons est anormal. J’ignore pourquoi j’en ai autant besoin, mais j’en ai profondément honte. Et tu devrais aussi.
- Je consacre ma vie à combattre au nom de ma foi, répondit l’ainée sur un ton plus sérieux. J’ai affronté des choses qui n’étaient ni mortes ni vivantes, des nains corrompus par l’Abysse et les elfes de la Sombre Parenté. Et à une reprise j’ai vu les démons de l’Abysse accompagnés de gargouilles immondes. J’ai survécu à tout ça alors que je n’ai pas encore vingt-six printemps. Si les Lumineux considéraient que je ne vaux pas mieux que ces horreurs je serais morte depuis longtemps. J’en suis aussi certaine que du fait que tu te donnes sans compter, dit-elle en se plaçant derrière elle, attrapant sa poitrine à travers ses vêtements.
Irraelle ne réagit pas, tentant d’être aussi froide que possible. S’avançant vers la porte et les ténèbres nocturnes, elle dit faiblement :
- C’était la dernière fois. Je ne reviendrais plus, et je vais prier pour qu’Ils me donnent leur saint pardon.
- Tu dis ça à chaque fois, répondit Cassandre en se retournant sur la pile de linge sale qui reposait dans le cagibi leur servant de lieu de rencontre. Et tu t’inquiètes bien trop. Nous sommes des guerrières. Inquiètes toi plutôt de parfaire ton art au fléau, d’ici un an tu feras face à des menaces autrement plus concrète qu’une soi-disant damnation pour un peu de plaisir.
Irraelle se retint de sourire à la mention du « un peu » alors qu’elles venaient de passer plusieurs heures à s’adonner à leur péché. Elle répondit juste « Habille-toi » avant de partir discrètement.

Ses songes furent désagréables et parsemés de réveils entrecoupés. Comme à chaque fois, elle oublia la nature exacte de ses cauchemars à l’instant même où elle ouvrit les yeux. Le chant du coq fut libérateur, malgré la fatigue inhérente au peu d’heures de sommeil qu’elle avait derrière elle. Comme chaque jour elle entama sa matinée par de silencieuses prières pour son salut et celui de ses sœurs, et parti faire ses ablutions dans de l’eau obtenue à partir de neige fondue, afin de s’endurcir. Les autres sœurs étaient fidèles à elles-mêmes, taciturnes pour certaines, amicales pour d’autres, mais la jeune none ne les observa pas outre mesure. Elle salua poliment celles qui la croisaient et parti immédiatement rejoindre les sœurs dont la vie était consacrée au combat. Cassandre était sa supérieure de par son expérience, mais aussi car elle était sa tutrice directe pour l’apprentissage des arts de la guerre. Aussi fut-elle surprise de ne pas la voir.
Dans la cour où les jeunes femmes s’exerçaient à l’art du fléau sur d’infortunés mannequins de paille, elle commença à s’entrainer seule, priant pour que son amante se soit réveillée à temps. Puis les heures passèrent et Irraelle comprit que quelque chose n’allait pas. Un millier de fois, elle voulut demander à la sœur supérieure s’il y avait une raison particulière à l’absence de sa tutrice, mais elle n’osa pas, ne sachant s’il était plus suspect de témoigner de son inquiétude ou de faire comme si de rien n’était. Elle décida de jouer l’innocente, en fin de journée, allant demander si sa tutrice était souffrante, ignorant quelle serait sa réaction.
La sœur supérieure lui avait répondu d’un ton sec que sœur Cassandre n’était plus sa tutrice et qu’une remplaçante parmi les ainées lui serait attribuée. Irraelle n’osa pas demander si elle la reverrait. Elle devinait bien que quelque chose avait été découvert. Très probablement, une des sœurs chargée de sonner les matines avait voulu déposer ses vêtements sales dans le cagibi où son amante était restée dans le plus simple appareil. Peut-être même l’avait-on vue, elle, ou du moins sa silhouette, quitter la pièce. Elle ne répondit que par un hochement de tête se voulant révérencieux et partit, se retenant de pleurer.
Le soir même elle voulut hurler, se moquant presque d’être condamnée aussi, mais n’en fit rien. Ses songes furent peuplés d’apparitions hideuses dans lesquelles elle se voyait changée en bête, puis dans lesquelles son amante était passée à la question torturée pour confesser ses crimes.
Elle se réveilla en hurlant, et constata, surprise, qu’elle était seule dans son dortoir. Pourquoi n’avait-elle pas été réveillée ? Où étaient les autres ? Elle voulut se lever, mais n’eut pas le temps de poser un pied sur le sol glacé. Il y avait une silhouette encapuchonnée en face d’elle, posée sur une chaise de bois. Elle tenta de déterminer qui cela pouvait être, mais l’obscurité et ses sens encore engourdis ne l’y aidèrent pas. Elle fut cependant instantanément éveillée lorsque l’homme parla, car il s’agissait d’un homme. Au sein du temple, il s’agissait déjà d’une anomalie.
- Elle est morte.
Irraelle ne réfléchit même pas, fondant en sanglots sans honte ni retenue. Cet homme était sans doute un Prêtre Gardien, les garants de la Foi Lumineuse et exécuteurs de ses terribles lois. Leurs méthodes étaient réputées brutales et discrètes, même si l’on disait qu’ils étaient des juges équitables. Lui, ne bougea pas de sa chaise et attendit simplement qu’elle se calme, puis repris la parole lorsqu’elle fut moins bruyante. Il parlait d’une voix grave, et pourtant étonnamment claire.
- Pendue ce matin dans les cachots du duc. La Mère Supérieure ne voulait pas que l’affaire s’ébruite auprès des jeunes sœurs. Officiellement elle a renoncé à ses vœux et est partie.
- A-t-elle… souffert ? demanda la jeune femme en se forçant à respirer doucement.
- Oui, répondit l’homme sans aucune délicatesse. On a tenté de lui faire avouer qui était sa complice dans son abandon au péché de chair contre nature qui était le sien. Au début elle nié. Passé un moment, elle a insulté ses bourreaux, puis elle n’a plus rien pu faire d’autre que hurler. Jusqu’à ce qu’elle n’en ait plus la force. Elle n’a jamais donné ton nom.
D’autres larmes coulèrent sur les joues d’Irraelle mais elle les essuya vite, tentant de paraître calme.
- Pourtant vous êtes ici, seul avec moi. Et vous savez tout. Alors comment…
- Le duc a ses espions. Il est courant depuis plus d’un mois.
- Vous mentez ! cracha-t-elle en réponse. Si tel était le cas je serais morte.
- Tu es morte, Irraelle du village d’Elquitur, fille du meunier Gontran Novol et son épouse Filia. Les espions du duc ont révélé ton nom à la Mère Supérieure après leur petite enquête. Tu as secrètement été tirée du lit en toute discrétion, puis on t’a mis une cagoule sur la tête qui a dissimulé ton visage et tes cheveux, puis une fois dans les cachots du duc tu as été pendue à côté de ton amante.
Sentant la colère la gagner face à ces absurdité, la jeune femme encore vêtue de sa seule tunique tombant jusqu’à ses genoux se leva. Comme une lionne prête à bondir de colère.
- En ce cas le Purgatoire Céleste est fort différent de ce qu’on nous raconte ! Il suffit ! J’ignore quelle est cette cruelle plaisanterie mais…
- La ferme.
Le ton de l’homme avait été glacé, et il avait suffi à la paralyser. Elle comprit en un instant qu’elle avait affaire à quelqu’un de dangereux, impitoyable.
- Saches que je ne plaisante jamais, jeune fille.
Il se leva lentement, relevant son capuchon au-dessus de sa tête, découvrant ainsi son visage balafré. Il avait ce qu’on appelait vulgairement dans les quartiers populaires une gueule d’ange, ses traits parfaitement symétriques étaient surplombés de cheveux impeccablement taillés, d’une couleur de terre. Mais il était défiguré par une longue cicatrice partant de son front et arrivant jusqu’à sa pommette ; au milieu se tenait un œil blanc vitreux, mort, donnant l’impression qu’il lisait dans les esprits comme dans un livre ouvert. Son rictus sévère était accentué par la grimace permanente qu’il semblait faire à cause de cet œil mort.
Irraelle n’eut aucun mal à reconnaître son duc.
Tombant à genoux, elle s’apprêta à parler mais elle n’en eut pas le temps. La gratifiant d’une gifle retentissante, il reprit la parole.
- Il y a cinq semaines, tu m’as prouvé que la valeur n’attendait pas le nombre des années, commença-t-il. Tu t’es battue comme une furie avec talent, et tu m’as évité de payer un excès de témérité, dit-il en portant inconsciemment la main à son œil mort. Je considère qu’il serait dommage de perdre cette vaillance à cause de cette petite… déviance. Viens avec moi.
La jeune femme obéit instantanément, et quitta le dortoir, pour constater qu’elle n’était pas dans son temple. Elle s’était simplement éveillée dans un dortoir identique au sien, ce qui n’avait rien d’étonnant. Le duc respectait la tradition à la lettre, et tous les bâtiments militaires étaient construits selon modèle exactement prédéfinit. Rapidement elle réalisa qu’elle se trouvait sous terre, dans un vaste réseau de souterrains aménagés. La lueur orangée des torches permettait de constater que l’endroit était étonnamment propre, et moins lugubre que ce qu’on aurait pu supposer. Partout, il y avait des représentations des lumineux et de leurs anges, et des messages vantant leur gloire éternelle gravés avec style à même la pierre.
Le duc s’arrêta devant ce qui ressemblait à un cachot, et elle put voir avec horreur que deux femmes avec un sac de toile recouvrant leur tête y étaient pendues. Cet endroit ci empestait la mort et les excréments.
- Voici ton cadavre, lui indiqua le duc Sactériel. Et celui de ton amie. Il n’a pas été trop difficile de trouver deux femmes mortes en couche et de les grimer en sœurs. La Mère Supérieure a vu les cadavres comme tu les vois en ce moment. Elle n’a pas cherché à en savoir plus. Elle n’a même pas voulu vérifier sous les cagoules de toile.
Il reprit sa route sans la laisser répondre et la conduisit immédiatement devant une porte de bois. Il l’ouvrit et l’invita à entrer, alors qu’il restait sur le pas de la porte.
Irraelle sentit son cœur manquer un battement quand elle vit Cassadre, allongée dans un lit. Son visage était contusionné, son nez brisé, ses yeux gonflés, et elle portait plusieurs marques de coups et de brûlures sur tout le corps. Mais elle respirait bel et bien. Irraelle voulut se précipiter à son chevet mais se retint avec difficulté. Elle restait consciente qu’elle était en présence de son duc, dans une situation précaire et étrange, qui lui donnait l’impression qu’elle était dans un monde irréel oscillant entre rêve et cauchemar. Les larmes aux yeux, elle ne pouvait s’empêcher de regarder son amante à demie nue, qui semblait avoir traversé un enfer de souffrances.
- Ce que j’ai dit concernant la torture était vrai. Le fait qu’elle n’a pas donné ton nom également. Pourtant mes bourreaux connaissent leur travail, crois le bien, dit-il d’un toujours aussi froid. Une telle résistance à la douleur par pure dévotion, c’est quelque chose que je peux utiliser à bon escient. C’est pour ça que j’ai eu besoin de deux cadavres de remplacement au lieu d’un seul. Mes médecins se sont déjà occupés d’elle, rassure toi.
D’un geste négligent de la tête, il lui indiqua qu’elle pouvait aller à son chevet. Irraelle s’y précipita presque, prenant la main de Cassandre dans la sienne, se moquant qu’elle soit inconsciente. Le duc ne sembla pas s’en émouvoir.
- Vous êtes désormais à mon service et uniquement au mien. Le temple n’existe plus pour vous. Vos noms n’existent plus, votre existence n’est qu’un souvenir, et votre identité un mystère pour tous. Ici, sous terre, vous serez formées à espionner, traquer les murmures et capturer les ombres. Quand j’aurais besoin qu’on me protège en secret, c’est à des personnes comme vous que je ferais appel. Vous, comme toutes celles qui travaillent ici, êtes mes chiennes de garde. Tu es libre de refuser si la corde te parait une meilleure option.
Elle le regarda, confuse, avant d’acquiescer sobrement d’un mouvement de tête. Il jeta deux cagoules de cuir de bonne qualité à ses pieds. Cela recouvrait tout le sommet du crâne et ne laissait que la bouche de libre. Cela ressemblait aux calottes de cuir que l’on portait sous un heaume, à l’exception du fait que cela couvrait les yeux et le nez.
- Il n’y a qu’en ces lieux que vous aurez le droit de retirer ces masques. Ils sont vos nouveaux visages.
- Merci infiniment pour votre clémence, répondit celle qui s’était appelé Irraelle. Merci, mon duc.
- Je n’ai que faire de ta gratitude, tant que j’ai ton obéissance. Passe cette journée avec elle. Demain ton apprentissage commence.
Il partit en fermant la porte, les laissant derrière lui sans regrets ni remords. Il marcha jusqu’à une autre porte, dont il franchit le seuil avec nonchalance avant de refermer la porte à clef. Longuement il resta debout, silencieux, se remémorant à quel point ses propres amours étaient un problème pour lui en ce royaume si intransigeant. Il sortit un médaillon discret de sous sa tunique de soie, et le regarda avec regret, avant de le ranger. Sur le médaillon était peint le visage d’une elfe.
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Marvin
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Lun 28 Oct - 5:53

Franchement: quand comptes-tu nous livrer la suite? Ton récit est juste captivant.
Je trouve ça vraiment bien que tu ne sois pas tombé dans cette mode qui cherche à magnifier les relations homosexuelles. Ce n'est qu'une relation amoureuse comme une autre, et c'est ça qui fait sa beauté. Et surtout, je n'ai pas eu besoin de connaître Kings of War pour apprécier.
Congratulations my dear friend. Smile 
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Farmace
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Lun 28 Oct - 11:11

Merci à toi d'avoir partagé cette opinion, qui plus est fort encourageante Marv !

J'ai un autre texte sous le coude dans cet univers donc si le forum me permet de continuer à faire quelques textes hors sujets, je le posterais quand j'aurais eu plus d'opinions ^^
Et oui, tu l'as bien relevé : la relation présentée ici est mon excuse scénaristique pour mettre l'héroïne dans les ennuis, cela n'est pas censé être plus beau ou plus laid que n'importe quelle relation. Cela aurait été un beau cliché je trouve, surtout que le but n'était pas de parler d'une histoire d'amour en tant que telle. Je suis en tous les cas ravis qu'un lecteur averti comme toi ai tant aimé, et le seul fait que tu réagisses et partage ton opinion est déjà un encouragement en soit, même si c'est pour émettre un jugement plus critique.

A bientôt !
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Raziel
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Jeu 31 Oct - 12:41

Voilà encore un récit fort bien mené, mes compliment Farmace !

Comme à ton habitude, tu poses ton ambiance sans jamais t'appesantir ni te presser, donnant au lecteur le temps de s'immerger dans ton univers, mais tu ne te perds en fioritures d'aucune sorte. Une beauté brute, sans artifices.

Il est aussi plaisant de voir un univers de Dark Fantasy respirer un peu. Il y a une peu de "magie" dans la relation, une sorte de rapport enfantin entre tes deux héroïnes, mais vite détruite par la réalité noire du contexte. Cependant, tu réussis très bien ce numéro d'acrobate, qui consiste à briser un conte sans pour autant le faire tomber à genou dans la tragédie, voir la tragi-comédie tant le revirement peut être attendu et grotesque.

À la rigueur, parce que je suis un emmerdeur fini (ou pas fini, c'est comme tu préfères), je trouve que la fin manque d'un je-ne-sais-quoi. Comment dire ? Elle montre le Duc autrement que comme un personnage secondaire emprisonné dans son rôle, c'est très bien. Mais je ne sais pas pourquoi, peut-être la faute à une tournure de phrase ou à un traitement trop court, ou trop long, j'ai l'impression que l'on frôle le mélodramatique. Tu sais, un peu comme ça : dur parmi les durs, forts pour les faibles, mais au fond, c'est un brave type qui a une triste vie.

Ah, je sais, c'est un peu "cliché" (pardon d'utiliser un si vilain mot). Légèrement, et c'est un ressenti personnel. Peut-être qu'un non-dit aurait suffit à légèrement éclaircir le personnage, sans focaliser l'attention sur lui. Quelque chose comme :

"En fermant la porte, la capuche du Duc bascula sur ses épaules, et son regard s'éclaira d'une tristesse sinistre. La lune s'habilla alors d'un voile nuageux, et emporta sa découverte dans le silence nocturne".

'me permettrais pas de réécrire ton texte, simple suggestion pour expliquer mon ressenti. J'essais de transmettre l'idée d'un secret douloureux qui, par juxtaposition, pourrait être rattaché à l'histoire des deux fautives, mais sans que ce soit jamais affirmé. Peut-être est-ce simplement la sévérité dont il doit faire preuve qui le chagrine ? Mais pourquoi une tristesse "sinistre" ?

Ça laisse entendre qu'au final, lui aussi a pu fauter dans le domaine, d'une manière ou d'une autre. Mais ses raisons et son histoire restent suffisamment en retrait pour que l'on n'ait pas l'impression que l'auteur chercher à lui trouver des excuses pour l'humaniser.

Naturellement, je peux me tromper, et je ne voudrais pas me montrer blessant. En fait, j'explique juste que je n'ai probablement pas la même sensibilité que toi, et que je perçois sans doute les choses différemment, et pas forcément avec plus de justesse.

Quoi qu'il en soit, merci encore d'avoir partagé ton œuvre, c'était une lecture très plaisante. Wink


Dernière édition par Raziel le Ven 1 Nov - 1:20, édité 1 fois
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Farmace
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Ven 1 Nov - 1:10

Salut à toi Raziel.

Et bien tout d'abord merci, un lecteur/écrivain tel que toi a une opinion de grande valeur et les points que tu décris comme positifs et réussis m'incitent à me sentir encouragé ^^ Pour la fin il est normal que j'ai laissé le mystère être un peu trop éclairci : dans un texte précédent (qui relève de la description de type "personnage dans un codex") je le détaille et révèle déjà le "secret" comme quoi des rumeurs courent sur une soit-disant appétence pour la chose elfique ^^ Dans ma tête ce n'était donc pas un mystère mais ça les personnes lisant ce texte n'ont aucun moyen de le savoir, donc Mea Culpa.

A part ça je ne trouve pas que tu sois un emmerdeur tout court, fini ou non : tu as un sens critique développé, ce qui m'incite à penser que tu es avant tout très exigeant avec toi-même et que tu as tendance par déformation à chercher le détail, l'amélioration, l'ultime petite touche qui constituera la cerise sur le gâteau littéraire. Je considère ce genre de personne comme ayant un avis particulièrement précieux surtout quand ils sont argumentés comme les tiens, donc je vais me faire un plaisir de te contredire : tu n'as rien d'un emmerdeur ^^

Merci encore pour ton avis. J'ai d'autres nouvelles sous le coude, alors je les posterais sans doute d'un jour à l'autre. Je prend le train tout à l'heure. Si j'en ai la possibilité, je tenterais de lire Greed Runner d'une traite, c'est une bonne occasion je trouve.

Sinon, message personnel à toi et Marv : il y a une page facebook nommée David Gemmell universe, spécialisée dans la Fantasy et la science fiction, qui poste pas mal d'infos sur les nouveautés, mais aussi et surtout, encourage vivement ses membres quels qu'ils soient à poster nouvelles, mais aussi critiques littéraires. J'y ai rédigé en collaboration avec l'administrateur une interview pour l'auteur de la BD Arawn, et bon nombre de critiques. Je suis certain qu'il serait ravi d'avoir deux adeptes de plus tels que vous ^^

Voici le lien si ça vous intéresse : https://www.facebook.com/pages/David-Gemmell-Universe/520184874700829?fref=ts


Dernière édition par Farmace le Lun 2 Fév - 11:09, édité 1 fois
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Raziel
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Ven 1 Nov - 1:33

Ouf ! Je respire ! J'ai toujours peur d'être blessant ! Mad 

Nous le savons tous les deux, même un texte écrit "dans un moment de libre" est quelque chose d'intimement lié à notre être, et il est facile d'écorcher une âme en critiquant une œuvre. Le faire avec son propre travail est une chose, le faire avec celui d'un autre en est... une autre.

Tu m'as bien cerné en tous cas, je suis effectivement très exigeant avec ce que j'écris. Ce qui ne m'empêche de tomber dans certains travers, comme des lourdeurs de phrases et des envolées lyriques qui n'ont rien à faire là par exemple. Greed Runner en contient d'ailleurs, et plus le temps passe plus j'ai envie de la reprendre de zéro. Mais bon, encore une fois, impossible de commencer un tel projet dans les conditions actuelles... Crying or Very sad 

Et du coup, j'ai effectivement tendance à chercher la beauté, le "truc", chez l'autre. Et quand j'ai le sentiment que ça loupe à peu de chose, ça me frustre ! ^^

Mais avec toi, je suis rarement déçu. En fait, jamais. En désaccord parfois, mais je ressors toujours satisfais de ma lecture. Tu as un don pour éviter les pièges dans lesquels je tombe, et c'est une source d'inspiration pour moi.

Enfin, ça me fait plaisir d'avoir ta considération. Et pour Greed Runner, prend quand même un bouquin de secours, je ne suis pas en mesure de garantir ton plaisir ! Razz 

C'est sympa de nous recommander cette page facebook, je vais regarder ça de ce pas (ou plutôt, dès que j'aurais fini de prendre mon repas). Wink


Dernière édition par Raziel le Ven 1 Nov - 2:27, édité 2 fois
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Marvin
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Ven 1 Nov - 1:55

Je ne suis malheureusement pas sur Facebook mais, si tu veux nous faire part des nouvelles qui y sont postées, n'hésite pas à nous les faire parvenir. Je les lirais avec plaisir et tu pourras toujours retransmettre ma critique. Idem si tu as un blog/cite sur lequel tu postes plus de choses qu'ici...
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Ven 1 Nov - 2:39

Il est vrai que blesser sur un texte est facile, mais quand la chose est argumentée et formulée avec précision comme tu le fais je doute qu'on puisse percevoir cela comme une agression, à moins d'être vraiment susceptible et à fleur de peau.

Reprendre un texte de zéro... Ma grande malédiction qui m'a souvent empêché de mettre le mot "fin" à quelque chose. Je m'efforce de ne pas retomber dans ce travers pour mon roman en projet, et pour ça, les nouvelles qui n'ont pas besoin d'une grande mise en contexte sont une véritable récréation. 10 ou 30 pages, ça me sort de mon pavé de 287 pages pas encore finit...

Je te remercie pour ces compliments vraiment forts. Être une source d'inspiration, donner une lecture toujours satisfaisante, c'est quelque chose dont je serais loin de pouvoir prétendre me targuer. Surtout pour une personne d'expérience à l'âge sensiblement égal au mien.

Concernant Greed Runner, il sera lu en entier, (si la batterie défaillante de mon ordi le veut bien quand je n'aurais plus de prise à portée de la main). J'ai sous le coude le dernier Horus Heresy sur Sanguinius et franchement je ne suis pas passionné, donc je préfère satisfaire ma curiosité concernant tes propres écrits ^^

A la revoyure et bonne digestion (j'arrive trop tard pour l'appétit ^^).

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Farmace
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Ven 1 Nov - 3:00

Damned, un jeune qui n'est pas sur facebook ? L'humanité retrouverait-elle donc l'espoir ?

Plus sérieusement, je n'ai pas de blog. J'en ai eu un à une époque mais il était si peu fréquenté que j'ai considéré que je prêchais dans le vide ('fin bon, je "prêchais" pas, mais raconter une histoire sur une place publique vide, le baladin ne connait rien de plus déprimant). Je m'y remettrais peut-être un jour mais probablement sur une page facebook qui y sera uniquement consacrée. Je comprend aisément pourquoi on peut ne pas vouloir être sur ce réseau social : chronophage, perte de temps, débats idiots, groupes stupides, ajouts "d'amis" qu'on a jamais rencontré de sa vie... Mais c'est comme tout, si on se consacre uniquement aux choses intéressantes et qu'on évite de perdre son temps sur des bêtises, c'est un support d'expression comme un autre.
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Marvin
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Ven 1 Nov - 3:35

Je sais bien mais bon je suis encore au lycée avec tous ces gens qui seraient vexés de me voir ne pas leur répondre etc. Donc pour ce qui est des réseaux sociaux je me limiterai aux forums spécialisés qui me fournissent déjà tout ce dont j'ai besoin: des histoires à lire et à raconter... Wink 
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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Dim 19 Avr - 7:19

Allez on continu à lire d'ancien texte, j'ai du retard à rattrapé.

J'aime beaucoup celui-là, comme la dis Marvin nul besoin de connaitre Kings of War pour aimé. Seul reproche que je ferais, je trouve que ça manque un peu de saut de ligne.

D'ailleurs ça m'aurais presque donné envie de découvrir cet univers, il me semble avoir vu des figs Kings of War, mais je pensais juste que c'était une gamme de fig parmi d'autres. Le background à l'air assez développé.

Sinon je vois que plusieurs personne on fait des textes hors univers w40k , à priori personne à râler donc ça doit être autorisé. Ferais peu être un petit récit mordheim quand j'aurais fini "Sorek le Vargarde".


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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Dim 11 Oct - 11:18

Je me rend compte que je ne t'ai jamais répondu Galdros : A priori oui les hors sujets sont autorisés (et puis la section récit est loin d'être la plus fréquentée alors on est plus libres qu'ailleurs après tout ^^).

Je suis vraiment content que mes récits, si divers soient-ils, te plaisent à ce point. Si j'ai la grande chance d'être édité un jour, je gage que tu seras parmi mes lecteurs, Wink

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MessageSujet: Re: Chienne de Garde   Dim 11 Oct - 20:07

Ah ça je sais pas, si c'est payant ... tes textes ont le bon goût du gratuit Razz .
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