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 Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial

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Farmace
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MessageSujet: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Lun 26 Déc - 15:04

Et bien voila ! J'ai mis un temps considérable à m'y remettre mais voici mon petit cadeau de Noël en retard pour ceux qui me font encore l'amitié de me lire ! J'espère que vous considérerez que l'attente en valait la peine !



Il avançait dans le sable et la poussière avec une célérité et une grâce telle qu'il n'aurait pas été exagéré de dire qu'il faisait à peine trembler les grains de silice sous ses pas.

La chaleur écrasante de ce monde s'abattait sur chaque créature vivante des environs et la prenait dans un étaux étouffant à peine supportable, les vents affaiblis par la topographie étant insuffisant pour disperser les nids de fournaise les plus concentrés. Des plaques de métal rouillées et tordues émergeaient du sol par endroit, et l'air se tordait sous l'effet de la chaleur qui s'élevait comme sous l'effet d'une flamme invisible.

Reptiles et insectes constituaient la seule faune de ce monde isolé. Des traces archéologiques relevées par les Magos Biologis de l'Adeptus Mechanicus indiquaient que quelques mammifères de type léonin avaient constituée la classe carnivore à une époque où des proies ressemblant à des gazelles avaient été présentes. Ce qui n'avait absolument aucun intérêt.

Une seule proie se trouvant ici en valait la peine. Une proie qu'il avait déjà chassée.

Et cette honte était une motivation qui se cumulait à celle plutôt envahissante de ne pas encourir la colère des Children of Decadence.


***

Azador prenait soin de ne surtout pas regarder les membre de son escouade, faisant mine de consulter des dossiers pour ne leur jeter que de très occasionnels coups d’œil. Il ressemblait à un professeur accueillant des mauvais élèves dans son bureau.

Le fait qu'il portait une lourde armure énergétique que son siège renforcé peinait à supporter conférait à la scène un aspect décalé presque comique.

Chacun avait obéit pour une raison différente.

Aleria avait la discipline dans le sang, et il n'y avait guère de plus haute figure d'autorité qu'un inquisiteur en armure énergétique dans son esprit.

L'enfant n'avait pas envisagé une seconde de ne pas obéir ; il n'en menait tellement pas large qu'il se serait même plié aux ordres d'un valet quelconque dans ces conditions.

Furius avait obéit sans hésiter : tout cela faisait parti du programme. Il y avait un spectacle, des réjouissances, il n'allait pas s'interdire d'y assister par simple esprit de contradiction. Quoique ?

Le magos Calixtène, lui, avait analysé la situation en quelques secondes avant de déterminer que s'asseoir comme cela lui avait été demandé était une directive parfaitement acceptable suivant un schéma logique qui rentrait dans le cadre de ses possibilités envisageables.

Son Croisé, Ydant, avait été le dernier à obéir ; il devait garder un œil sur tout le monde.

Quand Azador se décida à parler, il avait soigneusement calculé la dose de malaise que son silence avait dû occasionner sur au moins trois d'entre eux.

- Vous êtes tous ici parce que vous m'êtes utiles à divers degrés. Vous êtes désormais tous sous le contrôle de l'Ordo Xenos ; si vous ne comprenez pas tout ce que ça implique soyons clairs : à partir de maintenant pour vous je suis l'Empereur incarné.

Ydant resta de marbre ; le jeune paria eut l'air estomaqué ; Calixtène eut l'air de rester parfaitement immobile mais un observateur attentif aurait remarqué que ses mécadendrites qui bougeaient très légèrement derrière lui s'étaient raidis ; Furius avait sourit de toutes ses dents ; Aleria était celle que ces paroles avaient le plus détendues : ce type de discours présentait des similitudes avec ceux de certains officiers supérieurs précédent des briefings. Elle y était habituée.

- Et pourquoi avez-vous besoin de nous, votre Sainteté ?

Furius avait répondu d'un air enjoué, mais l'inquisiteur fraîchement nommé savait qu'il avait affaire à quelqu'un d'assez dingue pour que sa phrase puisse être prise au premier degré.

Ce fut Calixtène qui répondit.

- Présence d'une unité Paria : suppose besoin de nier pouvoirs psychiques ; unité Aleria constitue spécialiste médicale d'urgence et une guerrière renommée. Suppose danger extrême et besoin de réponse martiale quasi-permanente. Armure énergétique pour unité inquisiteur : confirme cet état de fait et supprime d'office notions de discrétion et de mission sous couverture. Croisé : capacité analysées. Spécialisation dans les combats au corps à corps. Auto-analyse de l'unité Calixtène : Magos Metallurgicus. Unité augmentée lourdement armée. Connaissances marquées envers... savoirs particuliers. Unité « Furius » : états de service marqués par capacité efficace à tuer à distance. Goût prononcé pour : explosions ; armes lourdes ; tir de précision...

- Nous en resterons là, l'interrompit Azador d'un ton froid. Vous êtes ici pour tuer un mutant.


***


Des années ! Cette opération lui avait demandé presque deux décennies de préparation pour être mise en place ! Il avait agit seul, comme il en avait l'habitude, préférant éliminer un maximum d'inconnues de ses variables soigneusement calculées. Il était fier de la façon dont il mettait en place ses plans, même s'il tentait de mettre des notions telles que la fierté de côté. C'était le meilleur moyen de se tourner vers l’orgueil, et donc de commettre des erreurs stupides. Seule comptait l'efficacité.

Dérangeant un scorpion gros comme un chat qui luttait contre une sorte d'aspic, il se positionna pour la dix-huitième fois derrière une dune craquelée en usant de toute sa science pour déplacer le moins possible de cette poussière couleur rouille qui pouvait s'avérer traîtresse, car elle se repérait de loin. Même si les menaces potentielles qu'il affrontait ici s'embarrassaient peu de discrétion il ne devait en aucun cas être négligeant. Il l'avait été une fois, et la cible lui avait échappé.

Et elle était sa dernière chance de ne pas se faire traquer par ce sous-culte des Emperor's Children qui s'était renommé les Children of Decadence.

Lentement, il ajusta le calibrage de sa lunette de visée qu'il avait personnellement modifiée, et il les observa en tentant de repérer la moindre information valable. N'importe quoi pouvait s'avérer précieux. Son expérience s'imposait à lui comme une sorte de conscience : il ne serait plus jamais négligeant, même avec des orks !


***

Aleria avait retenu un hoquet de surprise. Elle n'avait pas du tout anticipé cela ; elle savait se battre, oui, mais elle n'avait rien d'un assassin !

Lorsqu'elle se hasarda à poser la question qui voulait quitter ses lèvres elle se demanda à quel point elle était autorisée à questionner un homme disposant de pareil niveau d'autorité.

- Monseigneur... Pardonnez- moi mais... Pourquoi-nous ? Nous ne sommes pas exactement une équipe de spécistes et...

- Pauvre petite fille égarée, l'interrompit Furius. Elle a peur, elle ne sait pas où aller... Tu ne comprends donc rien sombre conne ?! Un assassinat et une équipe assemblée à la va-vite de personnes inconnues ? C'est évident qu'on nous ordonne une action illégale !

A nouveau, tous les regards convergèrent vers Azador, en quête de réponse.

Il leur fit son plus beau sourire avant de simplement dire : « La situation est juste un peu... compliquée. »

***

Le fracas des roues et des chenilles des divers véhicules faisait trembler la poussière, soulevant des volutes de fumées étouffantes et puantes.

Le campement sentait l'huile à moteur, la graisse, le prometheum et l'excrément, avec par endroits la présence des fragrances caractéristiques des explosifs et des munitions. On sentait le camp bien avant de l'apercevoir, à plus forte raison car dans ce désert peu de choses venaient naturellement stimuler l'odorat. Les sables naturellement rouges de cette planète auraient pu évoquer Mars, du moins, ses zones dépeuplées.

Mais plus que la vue ou même l'odorat, si un sens, un seul, devait être "stimulé" ici, c'était celui de l'ouïe.

Quelle cacophonie était celle du campement ork !

Les moteurs rugissaient de concert avec les occupants peaux-vertes comme si l'Esprit de la Machine vicié par ces créatures barbares voulait rivaliser avec eux dans l'expression audible de sa fureur. A cela s'ajoutait le son de la ferraille qu'on malmène par mille manipulations dénuées d'adresse et de délicatesse, au motif de créer de nouvelles choses, tandis que la pétarade permanente des armes que l'on teste sur une cible créait un bruit de fond ininterrompu.

De temps en temps, un cri de douleur. (La cible, la plupart du temps).

Gorkrash traversait le campement sans se soucier une seconde de tout cela. C'était son quotidien et il était parfaitement normal. Un gretchin extrêmement petit, même pour les critères de cette race, passa sur son chemin en couinant de sa voix nasillarde :

- Boss ! Le Mékano a dit que le Kamp-Ki-Bouge allait vite pouvoir repartir mais il veut savoir si vous êtes sûr de...

Sa phrase s'acheva dans un hurlement terrifié qui perdit vite en intensité car la silhouette gobelinoïde se confondait déjà dans l'horizon, volant telle un pigeon aux ailes arrachées, pour mieux commencer sa descente inexorable à l'issue ne laissant que peu d'options.

Gorkrash rugit dans tout le camp et sa voix parvint à couvrir le tumulte permanent suffisamment longtemps pour que chaque ork s'interrompe dans son activité.

Le silence se fit, autant que faire se peut, et le mastodonte vert vociféra avec hargne :

- On ma ENKOR appelé "BOSS" ojoudui ! KI EST LE BOSS DU KAMP ?! KI ???

Personne n'osa répondre, jusqu'à ce qu'un pillard sélectionné au hasard ose croiser le regard de celui qui avait été son ancien seigneur absolu, avant que celui-ci ne trouve son propre maître, quelques jours plus tôt.

Gorkrash s'approcha de lui d'un pas lourd et étonnamment rapide avant de le soulever en le saisissant à la gorge d'un seul bras.

Approchant son visage à quelques centimètres de celui du pillard, il vociféra en postillonnant : "KI C'EST TON BOSS ?! KI ?!"

La gorge serrée dans le poing titanesque, il ne put que gargouiller quelque chose d'incompréhensible que Gorkrash accepta néanmoins comme une réponse valable.

- KI KOMAN'D ICI ?!

- MINI GORK ! répéta le pillard en hurlant, sa gorge enfin libérée, rapidement imité par son escouade, puis par les autres orks.

Dans un choeur abominable, mékanos, pillards, pistolboyz, frimeurs, komandos et médikos, tous sans exceptions rugirent le nom de celui qui avait détrôné leur seigneur, car Gork en personne l'avait choisi pour ce faire. Chose étonnante, Gorkrash était celui qui tenait le plus à rappeler qu'il n'était plus l'ultime figure d'autorité ici. La raison en était pourtant simple : il était particulièrement pieux et si Gork et Mork avaient choisi un "nélu" il devait s'y conformer.

Le fait que ce représentant d'un dieux soit un humain ne changeait rien à l'affaire.

- SI ON MAPEL "BOSS" ON DEFIE MINI GORK ! ON NAIN-SULTE LE DIEU ! YA KUN SEUL BOSS ICI, KOMPRI !?

A plus de quatre-vingt mètres de là, la voix du gretchin retentit suffisamment fort pour que tous puissent entendre un pathétique "Pardon !"

Comment la fragile créature qui ne faisait même pas la moitié de la taille d'un petit humain avait pu survivre à sa chute, ou même en sortir en assez bon état pour parler restait un mystère. C'était récurant avec lui : il semblait destiner à chuter pour ne jamais en mourir. Il avait été balancé, frappé, mis dans un canon et avait chu de bien des véhicules, mais jamais aucun de ces divers bonds dans le vide n'était parvenu à vraiment lui faire de tort.

Était-ce seulement une chance ? Il n'aurait su le dire.

Comment faisait-il ? Personne dans le camp ne s'était posé la question.

***

Il était désormais à moins d'un kilomètre de la cible. Une expression populaire parmi les mortels aurait dit « qu'il pouvait presque sentir son odeur » mais c'eut été un abus de langage, considérant le lieu où il se trouvait. Les peaux-vertes et leurs véhicules empestaient sans doute à des lieues à la ronde.

C'était une abomination.

Et cela n'avait aucune importance.

Il observa le campement constitué de véhicules assemblés en cercles défensifs grossiers et d'habitats précaires faits de tôle et de poutrelles, étrangement arrangés en un tout que l'on aurait presque pu qualifier de cohérent. Ses frères se seraient moqués de sa vision : les mots « ork » et « cohérence » étant pour eux antinomiques à la base. Mais lui restait sur l'idée qu'avec une vision d'ensemble on pouvait comprendre la façon dont ces brutes épaisses fonctionnaient. D'autant qu'un observateur attentif pouvait remarquer que le bâtiment principal était lui-même monté sur de titanesques chenilles... Il essaya d'imaginer cette petite cité se mouvoir d'un bloc et réprima un sourire. Les orks étaient parfois capables de miracles quand on oubliait de leur signaler que leurs projets étaient impossibles à réaliser. A dire vrai, le mot "impossible" devait relever du concept abstrait pour tout ce qui concernait leur étrange technologie.

Il observa un moment de plus et vit à travers son réticule de visée un ignoble gretchin sortir d'un des assemblages les plus importants comme un fous-furieux (qu'il était probablement). Il portait une cale de cuir rappelant les couvres-chefs d'anciens pilotes, cet effet accentué par une énorme paire de lunettes d'aviation, et une grosse écharpe rouge. Il se précipita vers une tour semblant capable de s'écrouler à la moindre flatulence de grox et commença à agiter les bras dans tous les sens en soufflant dans un cor rudimentaire, avant de monter sur un véhicule qui devait être une moto, mais pensée à sa taille.

Si actif qu'ait pu paraître le campement avant que cela n'arrive, le chaos qui suivit fut tel qu'il se demanda s'ils venaient de sonner le branle-bas de combat. Ceux de la classe des pilotes, tous véhicules confondus, se ruaient dans la direction de la plus proche cité humaine locale.

Selon les plans dont il disposait, cette cité était relativement bien défendue, mais face à la brutalité de cette race, il s'attendait à tout. Même à les voir réussir.

L'espace d'un instant il songea à profiter de l'absence des motards et autres conducteurs de « truks » pour tenter sa chance mais il sut que cette idée était inconsidérée avant même de finir de la formuler dans son esprit. Le temps le pressait, oui. Mais il n'agirait pas dans la précipitation au risque de tout gâcher une seconde fois.

Pas de seconde humiliation pour un membre de l'Alpha Legion.

***

Gorkrash avait déjà repris sa route en piétinant un squig au passage, franchissant le battant de la tente de commandement sans plus de cérémonie.

il s'avança devant le trône qui permettait à son occupant de siéger à plus de trois mètres de hauteur, et lui adressa un sourire terrifiant que Mini Gork lui rendit, un air profondément inquiétant sur le visage.

- Biento prééés à r'partir, boss ! Le spassio-por des zoms s'ra biento à nous !

Le psyker humain qui avait brisé la volonté de se battre du chef de guerre xénos pour la transformer en fanatisme absolu fut soulevé de son siège par la seule force de sa volonté, ne faisant aucun effort apparent, et atterrit sur l'épaule de Gorkrash, comme à son habitude.

- C'est quand, "bientôt", demanda-t-il de sa voix fluette.

- Fô demander ô mékanos ! dit Gorkrash en sortant vivement, emmenant son boss sur son épaule.

De son côté, Gretchute le gretchin escaladait la tour de communication du Kamp-Ki-Bouge, afin de redresse une antenne comme on le lui avait ordonné. Le fait d'avoir survécu à toutes ses chutes (lui ayant d'ailleurs valu son nom) ne l'avait en rien immunisé au vertige, et lorsqu'il glissa d'un barreau pour aller s'écraser une centaine de mètres plus bas, il hurla aussi fort qu'il le put, grisé malgré lui par l'adrénaline de cette excitation extrême, mêlée de peur.

Il tomba à plat ventre sur une autre antenne, faite de métal souple, qui se plia sous l'impact avant de reprendre sa forme initiale, le projetant au loin vers une plateforme intermédiaire sur laquelle il roula, avant de tomber à nouveau dans un baril de lubrifiant pour moteur qui se renversa sous le choc.

Il roula, toujours à l'intérieur du baril qui se vidait de son contenu qui se déversait en grande giclées gélatineuses sur le sol poussiéreux.

Lorsque le baril métallique jaune et partiellement rouillé finit de rouler et chuter des structures de la tour, il percuta violemment le sol, pour finalement rouler lentement en direction de Gorkrash, dont la botte fut à peine effleurée.

Sortant lentement la tête de son abri involontaire, Gretchute dit en tremblant à Gorkrash : "Désolé, boss..." réalisant trop tard son erreur dans son choix de vocabulaire.

Heurté par un prodigieux coup de pied, le baril qui n'avait désormais plus du tout une forme circulaire vola vingt mètres plus loin, émettant à nouveau un pathétique "PARDOOOOOOOOOOON !!!" avant de s'écraser parmi les outils des mékanos que l'ork et son improbable boss venaient voir.

Une fois encore, Gretchute en sortit pratiquement indemne.

Mort de peur sous le regard contrarié des mékanos, il se saisit d'une clef de vissage, au hasard, pour faire mine de la donne à son propriétaire, un sourire contrit (et jaunit) sur les lèvres.

Encore totalement recouvert de vaseline à moteur, la clef lui glissa des mains, et partit lourdement s'écraser sur le sol recouvert de plaques métalliques. Il glissa parfaitement, après s'être jeté par-terre pour éviter une nouvelle brimade, poussant un "GNAAAA !" paniqué en voyant qu'il se dirigeait vers le trou de la plaque métallique menant à la réserve de prometheum. Il y tomba et on ne le vit plus, pas plus qu'on ne l'entendit.

Gorkrash avait à peine suivi la scène du regard, préférant fixer de ses yeux rouges le mékano en chef : Kustom-Eul'Doigt de Fer !

- Le boss en a marre d'attendre ! dit Gorkrash d'un ton autoritaire étrangement moins fort que ses vociférations habituelles. Kan cé kon navance ?!

- On mank de fioule, Gorkrash ! Tu le sé ! Le Kamp-Ki-Bouge konsome bocou ! Faut ke lé pillards reviennent vite avek plus de réserves, on a pas acé ici !

- On na envoyé plus de pillards en voler ô zoms proch' dé rafineries ! Si on mank enkor a leur retour, sifone lé véhicules de réserve des boyz alors ! Tou doi alé plus vite ! Et pas de gras-pillage ! Maintenant, oné économes, et ceux ki ne komprene pas, on les krève ! Pigé !?

- Ouais Gorkrash, répondit le mékano en fulminant, rajoutant "ouais boss" en regardant l'humain qui trônait sur son épaule avec cet éternel regard disant "je te tue d'un simple regard".

Depuis le puits du réservoir de carburant, une immense colonne de flammes s'éleva durant une dizaine de secondes, avant d'immédiatement s'interrompre, preuve que la réserve était désormais totalement épuisée.

De ce même puits jaillit la voix de Gretchute, articulant un nouveau : "Pardon !" parmi les peaux-vertes médusés.

***

- Pendant la semaine qui vient je veux vous voir tous vous entraîner physiquement et mentalement à la plus dure épreuve de votre vie, dit doctement l'inquisiteur d'un ton paternaliste. Magos, je compte sur vous pour apporter à l'intouchable ici présent toutes les informations nécessaires au bon déroulement du plan. Vous ne recevrez aucun autre détail concernant la mission avant d'être sur place.

- Un succès de la mission me vaudra bien entendu une grâce officielle... dit Furius, un air provoquant sur le visage.

Cet excès de confiance en lui fut récompensé par une décharge électrique puissante qui le paralysa totalement avant de le faire retomber lourdement sur le sol. Il s'était uriné dessus, incapable de contrôler son corps après cela.

- Lorsque cette mission aura été accomplie, Furius, j'ai bon espoir que l'Empereur vous pardonne et lave son âme de sa noirceur. Je me chargerai donc de vous guider auprès de lui moi-même. Les choses sont-elles assez claires ?

- Limpides, s'exclama le malade sadique avec un air mauvais sur le visage, d'une voix pourtant extatique. J'ai toujours rêvé de le rencontrer ! Quelqu'un à l'origine de tant de morts ne peut qu'être fascinant !

Ydant se leva d'un bond à ces mots, faisant jaillir dans sa main directrice sa colossale épée de croisé, l'arrêtant à un cheveux du visage du criminel qui continuait à sourire.

Azador s'était levé lui aussi, mais avec beaucoup de lenteur. Son ton resta particulièrement calme lorsqu'il annonça doucement : « Tu sais, rien dans cette mission ne nécessite que tu gardes ta langue. Dois-je te la faire arracher ? »

Pour la première fois, l'expression de Furius changea. La perspective de la douleur le laissait totalement froid. Celle de ne plus pouvoir parler, en revanche, éveillait en lui quelque chose de proche de la contrariété.

Tous, à l'exception du croisé, regagnèrent leurs quartiers, chacun d'entre eux accompagné d'un serviteur d'arme afin de souligner le fait qu'ils n'était en aucun cas libres en ces lieux, pour peu qu'il y ait eu le moindre doute sur le sujet.

Ydant faisait appel à sa discipline et son entraînement rigoureux pour faire passer la rage qui s'était emparée de lui lorsque l'autre dégénéré avait proféré son blasphème odieux.

- Je te suis reconnaissant d'avoir retenu ta lame, lui dit finalement Azador. Ce malade est le meilleur élément du système en matière d'assassinat, après ce que les divers cultes de l'Assassinorum pourraient nous fournir, bien entendu.

- Serviteur, répondit simplement Ydant en signe de sa dévotion.

- Dis moi la vérité, puisque tu entres à mon service pour la toute première fois avec cette mission. Éprouves-tu de la honte à l'idée de faire partie de la même équipe que Furius ?

Le Croisé ne prit qu'un instant pour répondre.

- Non, monseigneur. Je sais que votre ordre est au service d'une juste cause, et si les nécessités de cette mission ont fait que l'Empereur m'ait amené à collaborer avec un monstre, tant mieux. Ce n'est jamais une mauvaise chose d'éprouver sa foi.

- Tu ne te sens donc pas mis dans le même sac que Furius ?

- Non monseigneur. Ma lame ne s'est jamais abattue sur des faibles. Jamais d'innocents. Jamais d'enfant.

- Cela pourrait bien vite être amené à changer, dit sombrement l'inquisiteur. Le psyker que nous devons tuer n'est peut-être pas un « innocent » et il représente un immense danger. Mais le fait est qu'il a huit ans.

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Galdros
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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mer 28 Déc - 7:37

Bon alors pour expliquer de façon calme et posé ce que j'ai pensé de ce chapitre :

Spoiler:
 

Les descriptions du kamp ork, est superbe, le pauvre petit gretchin tiens bien son rôle de personnage comique (enfin je suis sur que plus tard il aura une action trop héroïque Very Happy ).

Et puis tu as fait faire du yoyo émotionnel :

1) Quoi tout ça pour un mutant !
2) OMG Alpha Légion, ok ça change tout (j'adore l'alpha légion en plus)
3) Euuuuh un humain qui dirige des orks ça me semble moyen crédible.
4) Ah ok un psyker tout s'explique.

On a enfin l'objectif de l'équipe, mais des mystères reste : Pourquoi les marines slanneshi en ont après la même cible ? L'inquisiteur sait t'ils que des SMC en ont après la même cible ?

Sinon le psyker enfant me fait un peu penser à un psyker aussi enfant qui apparait dans le deuxième livre d'Eisenhorn, qui manipule l'esprit de l'inquisiteur pour le faire tué un SM et essaye de le pousser ensuite à se suicider.
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Farmace
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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mer 28 Déc - 8:21

Haaa je commençais à croire que mon retard faramineux avait fait oublier à tout le monde l'existence de cette histoire ! Smile

Galdros toujours premier sur le terrain me détrompe ^^

Je suis heureux que cela t'ait plut. Je suis d'autant plus heureux que Gretchute rencontre ton approbation car j'ai bien l'intention de me marrer avec ce personnage ^^ (D'ailleurs concernant son action héroïque et bien... disons que j'ai une idée pas piquée des vers et pour ainsi dire débilement pas réaliste... Donc super tentante à faire ! XD).

Effectivement chaque question aura sa réponse mais ça prendra du temps, même si avec l'arrivée de ce chapitre considérez que je suis back on business, et que les choses devraient retrouver un vrai rythme de sortie.

Je n'ai pas lu les Eisenhorn donc je ne saurais dire à quel point la référence est effective ou non mais j'espère que je ne vais pas faire du réchauffé sans le savoir ou du moins en donner l'impression.

J'espère que la suite sera aussi à ton goût et à celui des autres.




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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Jeu 29 Déc - 1:08

En attendant d'autres commentaires voici l'armure de Ydant telle que je l'imagine.


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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Sam 21 Jan - 22:34

Salut! Je n'avais pas vu ce dernier post...

Me voici donc.

-Fou-furieux sans "s" à fou.
-"afin de redresseR une antenne"
-"vous pardonne et lave VOTRE âme"

Ca fait bien plaisir de retrouver tes écrits. J'ai beaucoup aimé ce chapitre qui augure d'une histoire à avenir très intéressante.

Vivement la suite!
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Farmace
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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Dim 22 Jan - 3:20

Merci Artefact, j'avoue que j'étais un peu déçu de ne pas avoir ton avis, voila qui me motive à faire la suite bien vite !

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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mar 24 Jan - 8:19

très bon chapitre comme toujours,
merci

bon hop, hop hop arrête de lire ce post tout de suite et pond nous la suite Very Happy .
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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mer 25 Jan - 4:10

Haaa ! Mes amis lecteurs sont de retour peu à peu, voila qui me motive ^^

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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mar 18 Avr - 7:41

Je viens juste aux infos pour savoir si tu avances dans tes écrits ou si tu es actuellement en pause.

A bientôt!
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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mar 18 Avr - 13:32

J'étais en pause jusqu'à il y a peu, j'ai recommencé récemment à plancher sur la suite, j'ignore quand je vais vous la livrer mais sois sûr qu'elle est en cours.

Merci à toi de t'intéresser suffisamment à mes écrits pour venir m'en demander des nouvelles, c'est un grand encouragement en soi, et ça me fait vraiment très plaisir.

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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   Mer 26 Avr - 1:15

Oula que de nouvelles en ce moment, RDA 16 enfin sortie (et oui le grand final est là) et Farmace qui se remet à écrire. D'ailleurs peu être que les deux évènements sont lié, le premier à inspirer le second.

Bon faut que je me remette à surveiller le fofo pour voir l'arrivé de la suite.
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MessageSujet: Re: Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial   

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Le Panthéon du Mutant, Chapitre 5 : Le Cancer Bestial
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